Logo Notre Dame de la Bidassoa

A quelque chose près, 40 années de traversée pour dire « oui » au Christ
Dimanche 24 mars 2019 - 1e scrutin de Fabrice © ND Bidassoa

A quelque chose près, 40 années de traversée pour dire « oui » au Christ

Janvier 2018 - 1e étape © ND Bidassoa

 

 

Si c'était la traversée d'un désert,

celui-ci était d'une très grande richesse !


 

Fabrice sera baptisé lors de cette veillée pascale 2019. Sa première étape vers le baptême, la Croix et les Saintes Écritures, date de janvier 2018. Mais son cheminement a commencé tout petit garçon, vers 8 ans, tant il était de tempérament songeur.

Fils d'une maman basque, hendayaise, chrétienne et d'un papa d'origine berbère, musulman (famille ancestrale de guerriers ; grand-père, berger, solitaire et recherché pour le bien qu'il prodiguait), Fabrice a eu un « parrain civil » juif. C'est ainsi qu'il a baigné dans le multiculturalisme, sans injonction de ses parents pour faire quelque choix que ce soit. Aucune des deux familles n'était particulièrement pratiquante mais « chez Mémé, on ne mangeait pas de porc et avec Amatxi, on allait aux messes des grandes fêtes ».

Début de l'interview :

  • « Vous voulez-bien vous présenter ? »

  • « Je m'appelle Fabrice » -et, en une belle exclamation- « J'ai une fille, Lou, qui a 11 ans « .

Fabrice se reconnaît « papa-gâteau », lorsque Lou vient pour les vacances ; il n'existe que pour elle ; ils rient beaucoup ensemble, ce qui ne l'empêche pas d'être aussi « papa-réglo » !

Actuellement, aide-soignant (20 ans de métier) de nuit, à l'hôpital marin (le jour, il s'occupe de son père, âgé, qui vit chez lui), il a exercé plusieurs métiers jusqu'à ce qu'il comprenne que sa vocation était le soin à autrui.

De fait, Fabrice est aussi « réflexologue ». La découverte de cette aptitude s'est faite par hasard ; il avait 33 ans. Dans une clinique tenue par des religieuses franciscaines, à Versailles, tandis qu'il ôtait les bas de contention d'une dame, (ancienne chercheuse à l'institut pasteur ayant fait le tour du monde d'où connaissant diverses médecines « douces ») qui ne sentait plus ses jambes depuis de nombreuses années et qu'il lui prodiguait les soins, la dame a senti des sensations dans ses jambes. Comme il racontait cela à son père, celui-ci lui a dit : « je savais que tu étais fait pour ça ; il fallait que tu le découvres toi-même »

  • « La réflexologie est une pratique récente ? »

  • « Non !.... elle date de 4500 ans avant JC »

Fabrice a fait une école de réflexologie mais c'est surtout avec un livre, que lui avait offert un professeur de l'hôpital de Grenoble, qu'il a évolué en ce domaine.

Aujourd'hui, il est bénévole auprès de la Ligue contre le cancer pour accompagner les malades ; la Ligue l'envoie également, de façon spécifique, vers des personnes en fin de vie. Ces massages dénouent les « nœuds ».

  • « Vous êtes beaucoup en relation avec la mort ? »

  • « Je suis aide-soignant. Quand j'enlève ma blouse, je redeviens « moi », bien qu'actuellement, ce soit plus difficile en m'occupant de mon père »

En relecture de vie, Fabrice pense à trois « signes » qui l'ont conduit vers sa demande de baptême chrétien.

Il avait 17-18 ans et courrait sur un quai de gare pour prendre un train en marche (à l'époque, c'était déconseillé mais possible !). Peine perdue !... Il s'est assis sur le premier banc pour attendre le prochain départ. Là, quelqu'un avait oublié une Bible de Jérusalem qu'il a eu le temps de consulter. Ce qu'il a lu l'a intrigué et touché.

Du temps où il travaillait pour les religieuses franciscaines de Versailles, alors qu'il préparait une chambre pour un nouveau malade, en prenant les draps dans un placard, il trouve une médaille miraculeuse neuve, avec sa chaîne, dans son emballage.

Le lendemain, dans la chambre, il n'y avait qu'un seul papier dans la corbeille : la prière qui devait accompagner la médaille.

Il y a deux ans, il était entré dans l'église de Saint Jean de Luz. Dans le recueillement, il a vu la nef entièrement rouge !... il a alors pensé à Jésus, le Christ ; se rapprocher de Jésus.

Fabrice est revenu au Pays Basque en 2013. Sa première action avait été de faire le pèlerinage de Saint Jacques pour la souffrance du monde. (il avait fait, en amont, beaucoup de pèlerinages et de visites d'autres lieux cultuels tandis qu'il était en recherche de comprendre qui il était, conscient d'une transcendance)

Fonctionnaire dans la région parisienne, la mutation ne s'est pas bien faite dans l'immédiat. Il a alors travaillé chez les religieuses de Notre Dame du Refuge à Anglet. C'est avec elles que s'est concrétisé son désir de baptême chrétien.

Un matin, net et clair dans sa tête, il est allé trouver sœur Maïté qui l'a envoyé à notre Curé, l'abbé Jean-Marc Lavigne dont Fabrice a beaucoup apprécié l'accompagnement : « De plus, nous avons bien rit ensemble ! »

  • « Qu'est-ce que cela représente pour vous d'être baptisé ? »

  • Pensif - «... Me rapprocher du Christ... Je rentre dans le sacré... Je désire affiner ma foi pour moi-même et dans mon approche des autres... Je veux comprendre qui je suis, plus par apport à mes ancêtres que pour moi-même... Je veux être humble et naturel... »

Bienvenu, Fabrice, dans la grande famille des chrétiens !

JT


 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.