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« chercher le beau en tout »
aristide barraud © aristide barraud

« chercher le beau en tout »

Le 13 novembre 2015, les attentats perpétrés à Paris et en Seine-Saint-Denis faisaient 130 morts et plus de 400 blessés. Dans un livre triste et lumineux, « Mais ne sombre pas », le rugbyman Aristide Barraud, touché à la jambe et au thorax alors qu’il était devant le restaurant Le Petit Cambodge, raconte sa renaissance.

Article publié dans Pèlerin n° 7041

Pèlerin : Que vous rappelez-vous de ce 13 novembre 2015 ?

Aristide Barraud : Je me souviens qu’il faisait beau. J’étais pour trois jours à Paris, en provenance d’Italie, où je vivais pour le rugby. Je me souviens que j’avais passé une journée merveilleuse à faire du vélo. Je me rappelle des feuilles de platane dans le soleil d’automne. Je me rappelle que j’étais heureux de retrouver ma petite sœur, Alice, et mes amis, Aïda, Bastien et Laura, pour dîner, au restaurant Le Petit Cambodge.

Le premier réflexe que vous avez au moment des coups de feu, c’est de protéger votre sœur…

A. B. : C’est ma petite sœur, ç’a été instinctif ! Sur le sol, je faisais barrage de mon corps, le menton plaqué sur la poitrine. D’autres rafales allaient arriver.

Vous écrivez que vous avez accepté votre mort, dès la première balle de Kalachnikov. À quoi pense-t-on, dans un moment pareil ?

A. B. : Moi j’étais prêt à mourir si Alice survivait (Alice Barraud a été touchée au bras, NDLR). Mon cerveau allait à mille à l’heure. Je pensais à ma famille et je m’interdisais de pleurer, pour ne pas ajouter à leur peine. C’est le moment le plus dur à accepter : l’agonie, cet instant où vous sentez que vous allez lâcher prise. Mais mes amis et les médecins ne m’ont pas laissé lâcher ! (Silence) Je suis là, abîmé, mais entier ....

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