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CHRIST, ROI DE L'UNIVERS. 20ème anniversaire du décès de l'abbé Peyo Noblia, ancien curé
. © ND de la Bidassoa

CHRIST, ROI DE L'UNIVERS. 20ème anniversaire du décès de l'abbé Peyo Noblia, ancien curé

Jésus, condamné, face à Pilate © ND de la Bidassoa

CHRIST ROI DE L'UNIVERS

2018

 

          L'Eglise comme mère et enseignante a choisi de terminer chaque année liturgique en fêtant solennellement le Christ sous le vocable du CHRIST ROI DE L'UNIVERS.

 

          A la suite de quoi nous entrerons dans une nouvelle année chrétienne avec le temps de l'Avent puis de Noël.

 

Donc aujourd'hui, dernier dimanche de l'année, l'occasion nous est donnée de faire un retour sur ce que nous avons vécu cette année et de lever les yeux, le cœur et la foi vers le Christ le grand vainqueur et le terme de ce monde.

 

          En repensant à l'année passée imaginons que nous soyons un train... cela fait longtemps que nous avons été placés sur le rail de la foi dans la voiture Eglise... ou, pour d'autres nouveaux baptisés ou nouvellement convertis, plus récemment.

          En tout cas, nous sommes ensemble sur la voie de la foi et de la vie chrétienne.

 

Alors posons-nous ces questions :

 

= Depuis un an quel visage du Christ s'est tout doucement imposé à moi ? Quelle parole de sa bouche dans L'Evangile a été un appel pour moi ? J'en remercierai le Seigneur qui m'indiquait ainsi le vrai sens de ma vie, la direction à ne pas perdre.

 

= Depuis un an notre communauté paroissiale a vécu des remous et nous allions vers un déraillement, le démon de la division a même tenté de monter dans train. Quelle a été alors mon attitude, mon langage ?

Qu’ai-je tenté de mettre en œuvre pour apaiser la situation et pour faire le choix du bon aiguillage afin de ne pas prendre la mauvaise direction ?

J'en remercierai le Seigneur qui nous indiquait ainsi la voie de l'apaisement.

 

C'est en partant de ce constat personnel et communautaire que nous pouvons et devons regarder vers le haut en faisant nôtre ces paroles de la messe : « élevons notre cœur ! Nous le tournons vers le Seigneur. »

 

          Quittons nos basses eaux pour contempler le Christ Roi décrit par le prophète Daniel comme celui que "tous les peuples doivent servir" ; celui dont la "domination est éternelle".

 

          Oui ayons une foi plus brûlante que jamais en Christ qu'aucun de nos pêchés ne peut effrayer, qu'aucune de nos divisions ne peut déstabiliser. Oui il est vainqueur : il fait gagner le bien sur le mal. Il nous conduit jusqu'à sa gloire et son règne n'aura pas de fin. Il détruira même la mort.

 

          Mes chers amis, que l'année nouvelle qui s'annonce nous engage tous à accueillir le Christ comme le Roi de nos cœurs, le Roi de nos vies. Si c'est le cas nous ferons de grands progrès de foi, d'espérance et de charité

 

          Alors il ne faut pas repartir de nos pauvres forces humaines et de nos faux pas.

Non, il faut repartir du Christ, que nous rencontrerons chaque jour dans L'Evangile lu, médité et prié, et nous en imprégner pour qu'il change nos cœurs et nos comportements dans la vie quotidienne comme dans notre vie paroissiale.

 

Justement L'Evangile de ce jour de Fête nous présente le dialogue de Pilate et de Jésus sur le pouvoir :

Pilate lui demande : "Es-tu le roi des Juifs ?" Réponse de Jésus : "Ma royauté n'est pas de ce monde.... je suis né, je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité".

Et cette vérité c’est le service : à la suite du Christ qui est  "venu non pas pour être servi mais pour servir", né dans une crèche, incarnant sa royauté sur le dos d'un âne entrant à Jérusalem pour donner sa vie sur le trône de La Croix par amour pour nous sauver...

== Et nous, aujourd'hui, repartant de Jésus serviteur et donc vrai roi, présentons-lui nos responsabilités et celles de tous ceux qui exercent un pouvoir à tous les échelons de la société et aussi de l’Eglise.

Qu’ils écoutent la voix de leur conscience, conscience éclairée par L'Evangile et l'enseignement de l'Eglise, et nourrie par les sacrements.

         

Car notre temps est désespéré devant tant de personnes dont la vie et l'engagement devraient être vécus comme une vocation donc un appel supérieur... mais dont les œuvres ne sont qu'au service de leur intérêt personnel, piétinant les plus faibles, restant sourds et arrogants aux appels de souffrances et dévitalisant nos territoires.

          Et de son côté l'Eglise a fait trop de victimes d'abus sexuels, d'abus d'autorité et d'abus de conscience.

Tous ces abus, et dans la société et dans l'Eglise, ont assez duré...

 

Oui nous devons repartir du Christ et nous imprégner de sa vie et de son enseignement ; et je rêve que nos gouvernants soient aussi un jour touchés par la grâce du Seigneur pour revoir leur façon de vivre le pouvoir.

En pensant à notre ami et ancien curé Peyo, l’abbé Peyo NOBLIA, qui est entré au ciel il y a 20 ans… nous nous rappelons d’un homme d’une rare bonté ; pas un intellectuel mais un homme et un pasteur proche de nous, proche de tous, homme solide, au large sourire, visage de la bonté et de la joie de Dieu.

Le contraire d’un curé suffisant, autoritaire et distant.

Lui qui a accompagné notre paroisse pendant 15 ans, qui a donc fêté le Christ Roi avec nous durant ces années, Peyo voit maintenant le Christ : alors que sa belle voix est encore dans nos murs, qu’il nous aide de là-haut, à être des serviteurs les uns des autres pour que, pas à pas, petit à petit, seul le Règne de Dieu transforme notre pays et notre Eglise en quête de souffle nouveau… jusqu’à ce jour où tout sera enfin transfiguré lors du retour glorieux du Christ.

                                                           Amen

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