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Homélie de la fête de l'Assomption de la Vierge Marie
Arcabas © ND de la Bidassoa

Homélie de la fête de l'Assomption de la Vierge Marie

Marie enceinte de Jésus ; Elisabeth enceinte de Jean-Baptiste : la Visitation ! © ND de la Bidassoa

ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

2018

 

          Chers amis, savourons ensemble notre joie d’honorer et de célébrer au cœur de l’été la Vierge Marie, Mère du Christ, Mère de Dieu, Mère des hommes, Mère de l’Eglise, en son Assomption.

          Joie qui nous a rassemblés déjà la semaine dernière avec les résidents chrétiens de l’Hôpital Marin d’Hendaye, à deux pas d’ici, entourés de leurs familles, visiteurs, paroissiens pour fêter avec quelques jours d’avance cette belle fête de l’Eglise se tournant vers Marie.

          Et la veille, j’étais à Lourdes avec Vanina, du Puy de Dôme, en séjour court dans ce même Hôpital. Nous avons passé une très belle journée dans la cité mariale, alors que nous fêtons cette année le 160ème anniversaire des apparitions de la Belle Dame à Ste Bernadette. 

          Sainte Bernadette disait : « La grotte c’était mon ciel » et lors de la dernière apparition, la 18ème, Marie ne lui a pas parlé mais elle était resplendissante. Bernadette en témoignait : « elle était plus belle que jamais ».

          La première lecture parlait d’« une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. »

          Et on touche là du bout des doigt, sans totalement le saisir, le mystère de l’Assomption de la Vierge Marie. Oui, elle est désormais plus belle que jamais ; avec son âme et son corps ; elle est tellement proche de Dieu Trinité qu’elle en reçoit sa splendeur.

          Marie, choisie par Dieu à l’annonce de l’Ange, Marie enceinte de Jésus visitant sa cousine Elisabeth enceinte de Jean-Baptiste, Marie mettant au monde le Fils de Dieu qui sauverait notre humanité, Marie présente et agissante au premier miracle de Jésus à Cana, Marie au pied de la Croix de son Fils et recevant son corps mutilé avant de le coucher au tombeau, Marie témoin de la Résurrection du Christ et présente avec les Apôtres le jour de Pentecôte aux premiers pas de l’Eglise naissante.

          Marie ne pouvait pas subir le sort trop humain de la dégradation du corps dans le tombeau ; elle vit son ascension qu’on appelle donc l’Assomption. Tout son être, corps et âme montent au ciel.

          Pour autant elle n’en demeure pas moins toujours une femme, une créature et non une divinité. Elle nous est tellement semblable dans les joies et dans les peines qu’elle demeure pour nos cœurs de chrétiens une figure plus sainte que tous les saints, une Mère qui écoute, qui accueille et prie pour nous son fils, le Fils de Dieu ressuscité.

          Toujours à Lourdes, l’abside de la basilique du rosaire est illustrée par une belle mosaïque représentant la Vierge Marie au ciel, nous présentant son sourire et son manteau généreusement ouvert. L’inscription donne le sens de toute spiritualité mariale : « Par Marie à Jésus ».

          Jamais Marie seule, toujours par elle à son fils.

          Alors suivons le conseil de Saint Bernard :

En la suivant, on ne dévie pas. 
En la priant, on ne désespère pas.
En pensant à elle, on ne se trompe pas. 
Si elle te tient par la main, tu ne tomberas pas. 
Si elle te protège, tu ne craindras pas. 
Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but. 
Marie est cette noble étoile dont les rayons illuminent le monde entier, 
dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers. 
Elle illumine le monde et échauffe les âmes.
Elle enflamme les vertus et consume les vices. 
Elle brille par ses mérites et éclaire par ses exemples. 
Ô toi qui te vois ballotté au milieu des tempêtes, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas sombrer. 
Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie. 
Si tu es submergé par l’orgueil, l’ambition, le dénigrement et la jalousie, regarde l’étoile, crie Marie. 
Si la colère, l’avarice ou les fantasmes de la chair secouent le navire de ton esprit, regarde Marie. 
Si, accablé par l’énormité de tes crimes, confus de la laideur de ta conscience, effrayé par l’horreur du jugement, tu commences à t’enfoncer dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir, 
pense à Marie. 
Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton cœur et pour obtenir la faveur de ses prières, n’oublie pas les exemples de sa vie.

          Un exemple de sa vie est aujourd’hui dans l’évangile :

Son exemple, c’est sa générosité et son empressement pour rejoindre sa cousine, la visiter et l’aider, on appelle cet évènement la Visitation.

          Son exemple, c’est aussi sa prière si belle et confiante en Dieu seul : le Magnificat.

          Nous aussi, mes chers amis, soyons toujours prompts à nous lever de nos petits conforts pour offrir notre vie aux autres, que toutes nos rencontres même avec les étrangers et les personnes différentes de nous, soient des Visitations et que la Vierge Marie prie pour nous afin de nous aider à mettre du cœur, de la foi et de la patience dans ces rencontres qui tissent pas à pas un monde de qualité et préparent la cité du ciel.

          Et puis nous aussi, comme Marie dans sa prière du Magnificat soyons des priants plus fervents pour devenir davantage les humbles servantes et les humbles serviteurs du Seigneur : alors il se penchera sur nous et nous choisira pour son œuvre.

          Qu’aucun chrétien ne malmène ou ne se détourne des petits car déployant la force de son bras, le Seigneur disperse les superbe et renvoie les riches les mains vides. En revanche il élève les humbles, il comble de bien les affamés.

          Soyons tous à la fois affamés de l’essentiel et respectueux de tous les petits.

          Le Seigneur fait pour nous des merveilles. Comme il a accueilli au ciel Marie son humble servante, il nous accueillera aussi au ciel de sa gloire pour nous revêtir du manteau de l’immortalité. Marie est ainsi la première femme de chez nous à y être parvenue, par grâce. Elle nous ouvre et à toute l’Eglise la porte du ciel pour la nouvelle vie de lumière et d’amour quand Dieu sera tout en tous.

                                                           Amen ! Alléluia !

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