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Homélie du 21ème dimanche du temps ordinaire
. © ND de la Bidassoa

Homélie du 21ème dimanche du temps ordinaire

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21ème dimanche du Temps Ordinaire        B

 

 

          Dans les premiers temps de l’Eglise, les catéchumènes, juste avant leur baptême, vivaient ce rituel : ils se tournaient d’abord vers l’Occident pour dire non au mal… puis ils faisaient demi-tour sur place pour bien signifier que, désormais, ils tournaient résolument le dos à l’erreur.

Ils se retrouvaient alors vers l’Orient (d’où vient la lumière ; l’Est où se lève le soleil, signe du Christ qui se lève vivant de son tombeau) pour prononcer leur profession de foi, leur choix du bien, de Dieu… et ensuite ils pénétraient dans la piscine baptismale pour recevoir le baptême par immersion.

          Il y a aujourd’hui une expression que les jeunes emploient pour exprimer que quelqu’un n’est pas bien situé ; ils disent : « celui-là, il est à l’Ouest ! »

          Dans le langage de nos collégiens et lycéens, « être à l’Ouest » c’est être perdu, ne pas être dans le coup, être à côté de la plaque, vivre un moment difficile.

          Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à faire un choix vital, une orientation capitale… mais tout en restant libres de ce choix.

          Ainsi, croire n’est jamais une contrainte, c’est une décision prise en toute liberté.

          = Josué (premier lecture) vient de mener le peuple de Dieu à travers le désert, juste après Moïse, et maintenant que ce peuple s’installe en Terre Promise, il découvre, sur ce lieu, que l’on adore d’autres dieux.

Et le peuple de Dieu est tenté d’aller voir par là…

Donc Josué, remarquant cet attrait de certains pour d’autres divinités, laisse le choix à son peuple : soit être fidèle au Dieu unique et libérateur, soit devenir idolâtre… et le peuple avait répondu, unanime : « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres dieux ! »

          = Au temps du Christ, le peuple ne fut pas aussi unanime.

          Rappelez-vous : depuis quatre dimanches nous lisons le chapitre 6 de l’évangile selon St Jean sur le Pain de Vie : Jésus dit qu’il faut manger sa chair et boire son sang, qu’il est le vrai pain descendu du ciel…

Et dans les rangs, on s’agitait, on réagissait : les pharisiens ne voulaient pas croire à ces paroles de Jésus.

          Les disciples du Christ, ensuite, se fâchent (nous l’entendions à l’instant) : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »

          Conclusion : depuis ce moment-là où Jésus parle finalement de l’Eucharistie - de son Corps livré, vraie nourriture - beaucoup de ses disciples s’en vont et cessent de marcher avec lui. C’est leur choix.

Et Jésus ne les retient pas.

          Restent les douze, les apôtres.

          Jésus leur fait cette demande émouvante : « Voulez-vous partir vous aussi ? »

          Voyez la délicatesse du Christ ! Mieux… son amour pour ses apôtres : il ne veut pas les contraindre, les obliger à croire ; Jésus ne fait pas des siens des esclaves mais des amis libres… libres même de l’abandonner.

          Il en est de même pour nous, mes chers amis :

si nous sommes restés chrétiens alors que beaucoup ont laissé tombé toute pratique religieuse, quelles en sont nos raisons ?

Ce n’est pas uniquement par habitude ! Éducation ! Tradition ! Respect de certains principes !

C’est bien plus que cela : nous avons fait le choix de rester attachés personnellement à Jésus vivant et agissant ; nous avons découvert sa parole, source de vie ; et son Eucharistie, communion avec lui et entre nous.

Cela ne nous met pas, pour autant, au-dessus des autres ; mais nous vivons ce mystère qui nous dépasse un peu d’être les fidèles de l’Eucharistie, les fidèles du Christ.

Oui, c’est mystérieux : pourquoi nous, finalement ?

Et nous disons comme St Pierre à Jésus :

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! Quant à nous, nous croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

 

          Alors que pointe déjà la rentrée, posons-nous sérieusement cette question encore une fois :

«Jésus : quitte ou double ? »

Je quitte Jésus ou je redouble de fidélité ?

          N’oublions pas que le Christ nous veut libre devant lui. On ne peut croire qu’en toute liberté.

Tenez ! Il vaut mieux parfois faire un break, une pause, un temps de réflexion… pour revenir ensuite davantage conscients de notre foi et plus heureux de croire en toute liberté. Oh ! Juste une petite pause, pas trop longtemps… juste pour nous forcer à secouer un peu ce que l’on pourrait trop faire par habitude.

          Toute cette année scolaire le Christ a besoin de nous, de disciples et d’apôtres pour notre temps ; pas des tièdes mais des cœurs brûlants parce que brûlés de l’amour du Christ Eucharistie.

                                                                                                            Amen.

         

Commentaires

  1. Philippe et Chantal Gayet
    le 31/08/2018 à 16h25

    Redoubler d’Amour pour le Christ : une invitation au Bonheur

  2. Cailliau Alain
    le 04/09/2018 à 23h14

    oui, mon coeur brûle de plus en plus à chaque communion car j'ai compris, il y a deux mois, la force de la confession. Recevoir le réel pardon de Dieu de mes péchés fait que le corps du Christ que je reçois pendant la messe, devient de plus en plus une source de chaleur intense. Je ne peux que remercier le Seigneur de tant d'amour. Pour l'instant je me confesse une fois par mois et c'est vraiment un acte qui me rempli de joie. Le fait de pouvoir recevoir le Corps et le Sang du Christ dans mon corps sain.

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