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Homélie du 3ème dimanche du temps ordinaire
On remit à Jésus le livre du prophète Isaïe... © ND de la Bidassoa

Homélie du 3ème dimanche du temps ordinaire

&quotAujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Ecriture que vous venez d'entendre" © ND de la Bidassoa

TROSIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE C

 

Les textes bibliques de ce dimanche insistent très fortement sur l’importance de la Parole de Dieu dans la vie des croyants.

Cette parole nous rejoint l’homme et à la femme dans ce qu’il vit, y compris dans les situations les plus désespérées.

C’est ce que nous découvrons en écoutant le livre de Néhémie (1ère lecture). Le peuple d’Israël revient de 50 ans d’exil sur une terre étrangère, Babylone ; les repaires religieux se sont effondrés ; le temple de Jérusalem a été détruit. Les nations voisines sont toute puissantes et elles le font sentir. Alors, on se pose la question : Où est-il notre Dieu, le Dieu de nos pères ?

          Mais Dieu n’abandonne pas son peuple. Le prêtre Esdras tente de regonfler leur espérance : d’accord, il n’y a plus de temple. Eh bien, on se rassemble sur la place ! Et on se met à écouter, la Parole de Dieu, la loi de Moïse que le Seigneur avait donnée à Israël. Esdras monte sur l’estrade pour en faire la lecture depuis le lever du soleil jusqu’à midi (imaginez un peu !). Toute la matinée se passe en prières, lectures, homélies et chants.

Face à cette Parole, le peuple pleure de joie mais aussi de douleur. Cette Parole, écoutée ce jour-là avec une intensité nouvelle, vient éclairer la vie de ceux qui l’entendent mais en même temps, elle leur révèle leur péché.

Après quoi Esdras invite les gens à faire la fête. Car après la dure période de l’exil, le peuple comprend que Dieu continue à l’aimer et à le bénir.

          Écouter la Parole de Dieu est absolument essentiel. Quand nous lisons ou écoutons un texte de la Bible, c’est Dieu qui nous parle. Il a une bonne nouvelle pour nous. Cette rencontre avec lui est source de joie et d’espérance. Nous n’aurons jamais fini de redécouvrir la force de cette Parole de Dieu. Quand nous l’écoutons avec un cœur attentif, elle devient une nourriture pour la route.

          Dans l’Évangile de ce dimanche, nous découvrons comment et grâce à qui cette Parole de Dieu est une bonne nouvelle.

          Jésus dans la synagogue de son enfance, à Nazareth, vient de lire un passage du livre d’Isaïe : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. » Puis Jésus annonce à ses auditeurs que c’est « aujourd’hui » que cette parole s’accomplit.

          En lui, c’est Dieu qui agit. La parole des prophètes se réalise sous les yeux de tous. L’action du Christ apaise, guérit et redonne espérance. Et c’est aujourd’hui que tout cela se réalise.

          Cette bonne nouvelle est destinée en priorité aux plus pauvres, aux prisonniers, aux aveugles. Ils sont nombreux ceux et celles qui souffrent de l’exclusion, des injustices et des violences de toutes sortes. Jésus leur annonce « une année de bienfaits accordée par le Seigneur. »

          En lui, c’est Dieu qui rejoint tous les hommes pour les combler de son amour et de tous ses bienfaits.

          Le premier de tous ces bienfaits, c’est le rassemblement de tous les hommes en une grande famille. Saint Paul nous le dit à sa manière : nous sommes tous membres du Corps du Christ. En lui, nous pouvons devenir Parole de Dieu pour le monde. Mais cette Parole ne sera reçue que si nous sommes vraiment unis à Jésus et entre nous. Jésus lui-même a prié à cette intention : « que tous soient un pour que le monde croie. » 

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens s’est conclue vendredi, reste un appel très fort pour les disciples du Christ que nous sommes. Elle vient nous rappeler que c’est en lui, Jésus, que cette unité doit se construire. En nous rassemblant autour de lui, nous nous rapprochons les uns des autres. Prions pour que nous soyons « un » catholiques, protestants et orthodoxes… mais aussi un dans notre paroisse en remettant au milieu de nous la Parole transformante de Dieu, sa Présence qui nous décentre de nous-mêmes.

          Ces trois lectures nous adressent donc un appel de la plus haute importance. Elles nous invitent à remettre la Parole de Dieu au centre de notre vie. Aujourd’hui, le même Christ voudrait nous apprendre à prier en ouvrant la Bible avec soin. Il est indispensable que toute prière, tout témoignage et toute prédication s’appuient sur la Parole de Dieu.

Il est heureux de constater que l’Écriture retrouve toute sa place dans la liturgie depuis le Concile Vatican II et grâce au témoigne des protestants.

De plus en plus de familles prennent du temps dans la semaine pour se préparer à mieux accueillir les textes qui seront proclamés le dimanche.

Cette Parole doit être accueillie avec le même respect que l’Eucharistie.

          En ce jour, nous pouvons faire nôtre la prière du psaume : « La parole du Seigneur est parfaite qui redonne vie. »

                                                                     Amen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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