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Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire
Jésus guérit la belle-mère de Pierre... © ND de la Bidassoa

Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire

. © ND de la Bidassoa

CINQUIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE   B

Entrée en catéchuménat de Nicolas ARGUDIN

 

          Cher Nicolas, et nous tous avec toi, il nous est bon aujourd’hui de voir agir le Seigneur Jésus.

Car Jésus n’est pas venu sur notre terre pour faire du tourisme, pour faire des selfies avec nous sur le Pont des Arts ou sur le Pont de Bir Hakeim, comme tu le remarques toi qui vis à Paris… il n’est pas non plus venu surfer sur la vague de nos vies… non, blague à part, Jésus c’est Dieu fait chair. Dieu avec nous, proche de nous ; qui plonge dans notre humanité ; qui a tout donné par amour pour nous jusqu’à sa vie, sans rien garder pour lui.

          Il est l’Amour avec un grand A. L’Amour passionné, l’Amour engagé de Dieu lui-même.

          Et dans cet extrait d’évangile, en saint Marc, nous pouvons retenir trois déclinaisons de cet Amour.

          Jésus est à la fois l’homme de la PAROLE ; l’homme du COMBAT ; et l’homme de la PRIERE.

          Jésus, l’homme de la Parole : Il sort de la synagogue de Capharnaüm où il vient de donner un enseignement et il brûle de parcourir « les villages voisins afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ».

Jésus encore aujourd’hui ne cesse de semer sa Parole partout et dans tous les cœurs.

Nicolas, Jésus t’a donné sa Parole dans l’enseignement chrétien que tu as reçu au collège St Vincent, à la maison avec l’exemple de ta grand-mère et ta maman, sans oublier la présence aussi de Gabriel, ton frère. Jésus t’a donné sa Parole également durant ta préparation de catéchumène, commencée ici, se poursuivant à Paris ; et à partir de ton baptême cette Parole de Jésus te sera confiée comme une mission à accomplir pour que d’autres, grâce à toi, entendent Jésus leur parler et mettent leurs pas dans les siens, et même mettent leur cœur dans le sien.

Dans un instant, je te donnerai le livre des évangiles, pour signifier cela.

          Jésus, l’homme du combat : Il s’agit évidemment du combat spirituel, « plus sanglant que les batailles humaines », disait je ne sais plus qui. C’est le combat contre l’adversaire redoutable de Dieu et de l’homme, le démon (il est nommé quatre fois dans l’évangile d’aujourd’hui) il est l’esprit du mal qui empêche l’homme d’être en harmonie avec Dieu, avec ses frères, et avec lui-même. 

Que fait Jésus alors pour rétablir cette harmonie ? Il combat en chassant les esprits mauvais, en les expulsant, en les empêchant de parler.

Et aussi Jésus devant la femme malade « la prit par la main, et il la fit se lever ». Pour nous sauver, Jésus fait un geste corporel. Il se déplace vers nous, il nous touche. Chacun des sacrements de l’Eglise est un signe, un contact physique, par lequel passe la grâce qui nous libère de tout mal.

Et tout à l’heure, Nicolas, quand je touchais ton front, des oreilles, tes yeux, ta bouche, ton cœur et tes épaules, c’est le Christ qui te touchait pour te rendre fort, nouveau et beau avec lui. Avec lui, tu n’as pas à craindre le démon et les esprits du mal. Ne lâche pas sa main.

          Jésus, l’homme de la prière : Quelle lumière sur la vie profonde de Jésus dans ce trait de l’évangéliste : « Au matin, à la nuit noire, Jésus se leva, sortit et s’en alla dans un lieu désert ; là, il priait ». 

Prière prolongée, privée, nocturne, elle féconde ses paroles et ses actes.

Plus un homme va loin en lui-même, plus il augmente le poids de ses paroles et de ses gestes. Un homme qui ne prie pas n’a pas de profondeur.

Jésus est l’homme des profondeurs. Il puise au fond du cœur de Dieu, et sa prière nous attire à lui, et de lui au cœur paternel de Dieu et au cœur maternel de la Vierge Marie.

          Nicolas, je sais que tu veux être un homme de prière. Nous en avons déjà parlé. Aime lire et prier l’évangile, aime relire et prier ta vie.

Et le chapelet que tu possèdes, même s’il s’est un jour cassé, à été réparé par tes mains expertes… mais jamais cette prière ne pourra être rompue, cassée, car elle a si bien commencé qu’elle résistera à toute épreuve… là aussi ta grand-mère t’a montré le chemin de la prière.

Nicolas, et toi mon frère et ma sœur, qui que tu sois, n’oublie jamais la Parole, le combat et la prière de Jésus : c’est ton chemin, c’est le chemin du ciel !

                                                           Amen.

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