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Homélie du deuxième dimanche de Carême
. © ND de la Bidassoa

Homélie du deuxième dimanche de Carême

. © ND de la Bidassoa

DEUXIEME DIMANCHE DE CAREME  B

 

          Sur notre route du Carême, nous retrouvons le Christ Jésus dans la nature, comme dimanche dernier. Mais aujourd’hui il a quitté le désert et il se retrouve au sommet de la montagne.

          Dans le désert il a combattu Satan et ses tentations ; et il a gagné la bataille

          Sur la montagne il veut combattre le peu de foi de ses disciples ; et il leur montre comme dans un flash lumieux qu’il gagnera même contre la mort par la résurrection.

          Jésus avait donc emmené ses disciples sur une haute montagne pour un temps de prière. Et c'est le récit de la Transfiguration : Jésus est lumineux, d’une beauté resplendissante ! Et en plus il s’entretient avec Moïse et Elie comme pour signifier que Jésus rencontre l’Ancien Testament, il le résume et il l’ouvre sur une beauté nouvelle par le rayonnement de sa présence.

          Curieuse réaction de Pierre, il est à la fois effrayé et à la fois séduit jusqu’à vouloir s’installer là pour rester dans cette lumière si étonnante… comme dans nos rêves si curieux souvent.

Mais voilà que la voix du Père vient les ramener à la réalité : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le !"

Dieu le Père voulait ainsi dire : Aujourd'hui, vous voyez son visage transfiguré sur cette montagne. Dans quelques jours, vous le verrez défiguré, crucifié, sur une autre montagne le Golgotha.

Mais, Écoutez-le. Faites-lui confiance quoi qu'il arrive. Il en sortira vainqueur éternellement transfiguré.

Vivre le Carême c'est donc "écouter le Fils bien- aimé". Cette parole qu'il faut écouter, nous pouvons la trouver chaque jour dans les Évangiles.

Aujourd'hui, il nous invite à le suivre sur la "montagne". Il veut nous aider à prendre de la hauteur par rapport à nos soucis de tous les jours.

La voix du Père se fait entendre pour nous apprendre à voir les choses différemment : il n'est plus question de s'installer. Dieu ne se laisse pas enfermer dans une maison. Ces tentes dont nous parle l'Évangile, il faut les construire dans le monde, dans les cœurs endurcis des humains, dans la vie ordinaire de tous les jours. C'est là, au cœur de ce monde, et au cœur de chacun, que Dieu veut faire sa demeure et que Jésus veut donner sa lumière éternelle.

Malheureusement, ce monde que Dieu veut habiter se trouve défiguré lui aussi par les guerres, les violences, les massacres, l'intolérance. Les pauvres et les exclus y sont de plus en plus nombreux. C'est ce monde que Dieu veut habiter. Il compte sur nous pour lui construire une demeure digne de lui.

La campagne du Carême du CCFD nous en donne l'occasion. Elle nous dit qu'avec nos différences, nous pouvons tisser une terre solidaire ; donc : ne peut nous contenter de voir notre terre se défigurer mais tout faire pour qu’elle se transfigure dans l’harmonie entre les personnes et dans le respect de toute réalité créée : les hommes, la nature et les animaux.

Cette beauté qui est en lui, Jésus, le Fils bien-aimé du Père veut nous en revêtir en nous faisant partager sa divinité.

Tout au long de ce Carême, nous sommes invités à remettre le Christ au centre de nos vies. Celui qui s'en rapproche avec son cœur devient plus lumineux, plus radieux. Il ressemble de plus en plus à Jésus, le Fils Bien-aimé de Dieu.

Pour y parvenir, l'Évangile nous montre le chemin. Ce chemin peut être un chemin de croix, mais au terme de cette montée, nous trouverons la joie de Pâques.

Pour y parvenir nous avons aussi la chance de savoir prier comme si nous montions à la montagne de la Transfiguration pour y rencontrer Jésus. Je sais qu’il est souvent difficile de prier un peu longuement ; et qu’on n’est pas souvent transfigurés, illuminés, mais il est là et nous attend ; à nous de lui dire notre reconnaissance. C’est cela la prière.

Pour y parvenir nous avons bien sûr la chance d’avoir notre Eglise qui nous donne les sacrements : le baptême, la messe ou eucharistie, la confession ou réconciliation… autant de cadeaux du Seigneur qui nous donne des rayons de lumière de son cœur par l’Eglise.

Enfin, cette promesse que notre vie ne se limite au temps de la terre mais qu’elle va se déployer au ciel dans la lumière éternelle de notre résurrection à la suite du Christ vainqueur de la mort !

C’est là notre chemin et le but de notre chemin. "Merci Jésus de nous faire gravir la montagne avec toi !"

                                                           Amen

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