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Homélie du jour de l'Assomption de la Vierge Marie
Oeuvre de Nicolas POUSSIN (17ème siècle). Marie monte au ciel... © ND de la Bidassoa

Homélie du jour de l'Assomption de la Vierge Marie

. © ND de la Bidassoa

ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

2019

Bien chers amis, frères et sœurs,

En cette belle solennité de l’Assomption, l’Eglise contemple la beauté particulière de la Vierge Marie. En même temps l’Eglise accomplit la mission que Jésus lui a confiée au pied de la croix, lorsqu’Il disait à son disciple bien-aimé Jean : « Voici ta Mère ». Lorsque Jésus prononçait ces paroles, il confiait sa Mère à l’Eglise pour que l’Eglise la prie, la vénère et l’honore comme il faut ; et c’est ce que nous faisons en cette belle fête.

C'est 1er novembre 1950 que le pape Pie XII proclamait le dogme de l'Assomption par la constitution apostolique Munificentissimus Deus, en ces termes :

"Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l'Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la vie céleste. "

Au niveau des textes Bibliques, c’est Saint Paul qui nous donne le sens de cette fête de l’Assomption quand il écrit : « De même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent ».

On comprend que, dans cette dynamique de la résurrection, Jésus ait voulu associer de façon particulière sa mère, celle qui l’a enfanté mais surtout celle qui s’est unie avec tout son corps, son cœur et son esprit à l’œuvre de salut du monde de son Fils.

          Ce lien d’amour entre Jésus et sa mère ne fait pas pour autant de la Vierge Marie une privilégiée, une femme qui n’aurait rien à voir avec notre condition humaine.  

          Voyez d’ailleurs dans le Magnificat : Marie rend grâce à Dieu pour l’avoir choisie comme une humble servante mais très vite, elle se décentre d’elle-même. 

Elle ne dit plus « je » mais « nous ». Elle s’identifie au peuple des pauvres, des humbles, des affamés, de tous ceux qui attendent le salut de Dieu. Marie ne fait jamais cavalier seul. Elle se veut, au contraire, solidaire de son peuple, des disciples de son Fils, bref de tous les hommes.

          À la suite du Christ, elle ouvre la marche et vient nous indiquer ce à quoi nous sommes, nous aussi, appelés : elle montre le chemin et en désigne le terme.

          Ce terme, c’est la vie pleine avec Dieu dans ce monde de la résurrection qu’est l’au-delà, le ciel.

          À la suite de Jésus, Marie nous redit que nous sommes faits pour la vie, que tout ne se termine pas avec la mort physique.

          Oui, nous sommes appelés à entrer dans un monde nouveau, où toute larme cessera, où le mal, le péché et la mort auront disparu.

          Ce monde reste mystérieux. Il est difficile à imaginer. 

          Ce sera comme une nouvelle naissance et nous savons bien que l’enfant dans le sein de sa mère peut difficilement imaginer le monde dans lequel il va entrer.

          Dans une société qui parle beaucoup de la mort mais très peu de l’au-delà, il nous est bon d’entendre qu’une espérance nous est offerte : la mort ne saurait être le dernier mot de l’homme car elle n’est pas le dernier mot de Dieu. Dieu nous a fait pour la vie, pour le ciel.

          Dans son amour, il nous appelle à entrer, chacune, chacune et tous ensemble, dans cette communion avec lui, faite de lumière et de joie.

          Marie a expérimenté au plus profond d’elle-même cet amour de Dieu, qui nous rejoint chacun. Elle l’a accueilli en elle et s’est laissée transformer par lui. Cet amour l’a transfigurée et a mis en elle, la confiance, la paix intérieure, la joie, l’espérance, le courage de tenir bon et de persévérer malgré les épreuves de la vie.

          Si Marie nous indique le terme du chemin qu’est la résurrection, la vie éternelle avec Dieu, elle nous donne aussi des indications pour la marche : elle nous invite à l’amour, à la confiance dans le quotidien.

          Car la vie éternelle n’est pas simplement cette vie promise après la mort, c’est déjà la qualité de vie qui nous est donnée de vivre dès ici-bas.

          Beaucoup de personnes, autour de nous et même dans nos familles, expriment leur désir d’une vie intérieure autre, d’une paix à trouver avec eux-mêmes et avec les autres et se tournent vers des sagesses orientales…

          Qu’en est-il pour nous ? N’avons-nous pas à faire, nous aussi, cette expérience de transformation intérieure, liée à l’accueil quotidien de l’amour de Dieu en nous ?

          Ce matin, Marie vient au-devant de nous pour nous inviter tous, à cette marche avec Dieu, à la confiance et à l’espérance. Comme elle le dit dans le Magnificat, elle se veut proche tout particulièrement des affligés, de ceux qui ont des problèmes de santé, de couple ou de famille, de ceux qui sont touchés dans leur travail et leur profession.

          Que Marie, l’étoile du matin, la Vierge de l’Assomption, guide et soutienne la foi et l’espérance du Peuple de Dieu encore en chemin !

Amen.

 

 

 

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