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Homélie du quatrième dimanche de Pâques
Jésus le bon pasteur © ND de la Bidassoa

Homélie du quatrième dimanche de Pâques

Il nous porte © ND de la Bidassoa

QUATRIEME DIMANCHE DE PÂQUES       B

 

          Avec cette parabole, Jésus s’identifie à un berger… pas n’importe quel berger : le vrai berger, le Bon Pasteur.

A la différence du berger mercenaire qui n’est pas le vrai berger mais qui fait ce métier uniquement pour de l’argent à tel point qu’a l’approche d’un danger ce berger fuit et laisse les brebis à leur triste sort au risque d’être dévorées par le loup.

          Mais Jésus, le Bon Pasteur, donne sa vie pour ses brebis… à l’approche du danger qui nous menace, nous son troupeau, son peuple, il nous sauve. Et chacun de nous sait ce qui menace sa vie : que ce soit au niveau de sa foi, des ses intentions, de son comportement. Il y a aussi les menaces que font peser sur nous certaines idées à la mode ou certaines personnes perfides… et cela peut nous déstabiliser, nous perdre.

          Mais si nous sommes guidés par le Bon Pasteur, Jésus, si nous sommes liés aux autres chrétiens comme les brebis du troupeau de Dieu, rien ne peut nous faire tomber pour toujours.

          Cette image du Bon Pasteur, nous la retrouvons dessinée dans les catacombes à Rome ; c’est dire que les premiers chrétiens étaient attachés à cette représentation du Christ. Eux qui connaissaient la pire des menaces, celle de la persécution, de la mort par la main de l’ennemi.

          Ce dimanche du Bon Pasteur est, chaque année, le dimanche des vocations : en effet le prêtre est configuré au Christ pasteur. Au prêtre est confié une partie du troupeau de Dieu. Le prêtre doit être bon, attentif au plus faibles du troupeau. Le prêtre ne doit pas fuir devant les dangers ou devant ses responsabilités car parfois il doit avoir une parole vive et libre, il doit monter au créneau quand les brebis sont en danger… et l’actualité locale, nationale et internationale habite en profondeur le bon pasteur que doit être tout prêtre.

          Guider, marcher devant, montrer le chemin, accéler ou ralentir la marche, soigner la brebis blessée, être attentif à tous les  âges et à toutes les catégories de personnes, chasser les idées fausses, nourrir à la table des sacrements, voilà la vie d’un prêtre. Il doit le faire avec bonté, respect de tous et humilité.

          Nous le faisons comme nous le pouvons. Souvent on attend beaucoup du prêtre, parfois trop. Mais les chrétiens sont-ils assez attentifs à lui : il est parfois fatigué. Porter la vie des autres est souvent lourd : et cela peut se traduire par des moments d’irritation qui peuvent surprendre. Bref il n’en reste pas moins un homme.

Mais à la suite du Christ, il donne sa vie pour vous.

« Donner sa vie » : cette expression est employée quatre fois par Jésus dans l’évangile de ce dimanche : « je  donne ma vie ». C’est ainsi que tout prêtre dans sa prière nourrie de l’évangile dit au Seigneur : « Je donne ma vie pour mes brebis. »

Par conséquent, la seul motivation de vie d’un prêtre c’est le don ; le don de lui-même là où l’envoie son évêque.

Le secret du rayonnement du prêtre c’est sa relation avec le Christ le Seul Vrai Berger… dans la prière quotidienne, prolongée, à partir de l’évangile.

          L’autre secret de son rayonnement c’est sa capacité à partager ses responsabilités avec vous. Nous sommes ainsi, ensemble, solidaires dans la mission. Et ce soutien mutuel vaut plus que tout l’or du monde.

          Aujourd’hui, il manque de bergers ; ou bien ils sont de plus en plus âgés. En ce dimanche de prière pour les vocations prions le Seigneur d’appeler et d’appeler encore des enfants et des jeunes à devenir prêtre.

Prions aussi pour les garçons de chez nous afin qu’ils se laissent questionner, appeler, par le Christ. Tant d’autres rêves ou fausses idées trottent dans leurs têtes ou dans celle de leurs parents.

Et soyons un troupeau attirant, témoin de la bonté du Christ Pasteur. C’est toute la communauté chrétienne qui doit être berceau de vocations.

          J’ai beaucoup parlé du prêtre. L’Eglise a aussi besoin d’autres vocations spécifiques c’est à dire des religieux et des religieuses dans une vie apostolique ou contemplative ; mais aussi des missionnaires ; et j’ajouterais des parents chrétiens qui vivent leur vie de couple et de famille dans le don de leur vie pour que les autres, dans la maisonnée, grandissent.

          En conclusion, l’Eglise est d’abord le peuple de Dieu ; notre seule dignité à nous tous c’est d’être membres du peuple de Dieu, sans distinction,

          Et au service de l’ensemble, quelques-uns, par leur vocation, signifient la présence et la bonté du Seigneur, notre bon berger.

         

                                                                     Amen.

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