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Homélie du troisième dimanche de Pâques
. © ND de la Bidassoa

Homélie du troisième dimanche de Pâques

Jésus envoie ses disciples... © ND de la Bidassoa

TROISIEME DIMANCHE DE PAQUES  B

L’Evangile de ce jour nous montre comment Jésus ressuscité, vainqueur de la mort, s’est manifesté une fois de plus à ses disciples. Il les trouve incrédules, frappés de stupeur et de doutes. Nous avons même entendu qu’ils le prennent pour un fantôme. Nous n’avons pas à les juger.

Le même Jésus ne cesse de nous rejoindre tout au long de notre vie. Il connaît toutes les faiblesses de nos vies. Il sait combien nous sommes troublés face au mal qui accable notre monde. Comme les disciples, nous avons peut-être tendance à nous enfermer, à verrouiller nos portes. La tentation est grande de rester entre chrétiens, loin des attaques du monde.

Mais le Seigneur nous rejoint dans nos peurs.  

Comme pour les disciples, ses premières paroles sont un message de paix. Quand l’amertume et l’inquiétude prennent le dessus, il vient nous rassurer, nous redonner force et courage. La paix qu’il nous donne vient nous renouveler. Elle nous donne un cœur neuf qui régénère ce qui est vieux. Elle nous redonne vie et espérance à la vie pour toujours. C’est en Jésus que nous trouvons cette paix du cœur.

Quelqu’un a dit : « C’est la paix entre le ciel et la terre. »

C’est ce don que le Christ continue à nous faire à chaque célébration eucharistique. Et quand le prêtre nous dit à la fin de la messe « Allez dans la paix du Christ », c’est pour nous inviter à le partager.

C’est grâce à ce don de la paix que les apôtres ont pu devenir des témoins de la foi. Dans le livre des Actes des Apôtres, nous voyons Pierre proclamant la foi qui est en eux. S’adressant aux gens de son pays, il leur annonce Jésus ressuscité.

Ce témoignage nous a été transmis de génération en génération. Il nous appartient de transmettre le flambeau, pas seulement aux croyants mais à tous ceux et celles qui se trouvent sur notre route. Jésus a voulu que la bonne nouvelle soit proclamée au monde entier.

La lettre de saint Jean va dans le même sens. La résurrection et l’exaltation de Jésus sont une richesse extraordinaire pour les croyants. Avec lui, nous avons un « avocat », un « défenseur ». Grâce à lui, nous pouvons connaître Dieu, l’approcher et garder ses commandements. En Jésus c’est le monde entier qui est réconcilié et devient proche de Dieu. Voilà une bonne nouvelle de la plus haute importance. Il est urgent de l’annoncer à tous. Il ne nous est pas demandé de faire croire mais de dire et de témoigner par nos actes et toute notre vie.

Il y a quelques années, le pape émérite le pape Benoît XVI nous disait : « L’Eglise dans son ensemble et les pasteurs en son sein doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers celui qui nous donne la vie en plénitude. » Le pape souhaitait que tous les croyants puissent « franchir le seuil de la foi », « se rendre au puits » et « se nourrir. Il est absolument essentiel que « personne ne devienne paresseux dans la foi ».

Et lundi dernier notre pape François a publié une nouvelle exhortation apostolique sur la SAINTETE.

Il affirme que la sainteté n’est autre que « notre existence ordinaire vécue de façon extraordinaire car embellie par la grâce de Dieu. » Le contraire de la sainteté « n’est pas tant la vie de péché, que de se contenter d’une existence médiocre, diluée, inconsistante » Il veut aider à « garder notre regard élargi, contre la tentation … de se contenter de vivoter ».

          Les deux papes se rejoignent bien avec des termes semblables, de notre langage courant, et pourtant si essentiels : « ne pas être paresseux dans la foi » « ne pas se contenter de vivoter ».

C’est un appel à l’approfondissement, à la réflexion et à l’action ;           autrement dit à l’accueil du Christ ressuscité dans le quotidien de nos vies ; à le suivre de façon responsable sur le chemin de la sainteté ; et ainsi être son témoin aujourd’hui personnellement et en communauté.

Nous vivons dans une société qui connaît toutes sortes de bouleversements. Ce qui paraissait solide finit par s’ébranler. Ce n’est pas pour autant qu’il faille tout abandonner.

          Bien au contraire : Il s’agit pour tous et chacun, d’aller vers la source et d’y puiser. C’est le Seigneur qui nous y appelle. Il a une bonne nouvelle pour nous. Nous prendrons le temps de la laisser résonner en nous. Puis nous serons invités à nous remettre en route pour l’annoncer aux autres.

          Lire les Ecritures, prier les psaumes, prendre le temps d’approfondir sa foi, c’est entrer dans le plan de Dieu, c’est se préparer à accueillir le Christ ressuscité ; c’est comprendre en profondeur. C’est pour cela que dans toutes les familles chrétiennes, il devrait y avoir au moins un Nouveau Testament, Prions en Eglise ou Magnificat ; il est important que chacun puisse se nourrir de la Parole de Dieu. Si nous ne le faisons pas, c’est le doute qui finira par s’installer en nous.

Ce temps de Pâques, c’est celui du renouveau de nos vies et de nos communautés chrétiennes. Chaque dimanche est un jour de fête et de joie. Comme il l’a fait pour ses apôtres, Jésus rejoint les communautés rassemblées en son nom. C’est important pour nous ; nous vivons dans un monde qui perd ses repères, qui est capable du meilleur et du pire et qui cherche désespérément la bonne direction à prendre.

C’est dans ce monde-là que nous sommes envoyés pour être les témoins de l’amour et de la joie de Dieu.

Amen.

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