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Homélie le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ
. © ND de la Bidassoa

Homélie le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

. © ND de la Bidassoa

CORPS ET SANG DU CHRIST    C

FETE DIEU

 

          Nous venons de voir Jésus, le Messie de Dieu, nourrir une grande foule.

          Nul doute qu’aujourd’hui encore de nombreuses personnes chez nous et ailleurs ont faim. Ils ont faim d’une vie autre… ils ont faim de Dieu sans le savoir.

          Plus de 5000 hommes avaient écouté sa Parole jusqu’à en oublier l’heure ; les apôtres rappellent à Jésus qu’il faut renvoyer cette foule afin qu’elle se nourrisse ; il est tard…

          « Donnez-leur vous-mêmes à manger… » leur répond Jésus sans autre détails… Comment nourrir tant de monde avec juste cinq pains et deux poissons, un fond de casse-croute ?

          Pour le Christ, on ne reste par les bras ballants devant l’humain qui a faim… on se bouge, on cherche des solutions, on se met en quatre… le cœur se met à l’action, le partage s’invente et on organise la distribution.

          Ce miracle de la multiplication des pains, signifie un autre miracle : celui qui se produit dans toutes les églises et tous les dimanches : l’Eucharistie, le pain partagé…. le corps et le sang de Christ qui nourrit les foules de chrétiens de par le monde.

          Et depuis ce jour-là, depuis plus de 2000 ans, les douze paniers restent toujours pleins : la bonne nouvelle poursuit toujours son chemin, le pain et le vin consacrés sont donnés à chaque messe, la fraternité qui en découle fait aussi avancer l’humanité par nous, les apôtres aussi se multiplient à travers les diacres, les prêtres et les évêques signes parmi nous du Christ attentif, du Christ qui rassemble et nourrit, du Christ Alliance nouvelle et éternelle.

          La Fête-Dieu d’aujourd’hui, nous rappelle que le Christ est un drôle de mathématicien… il n’aime pas les additions, ni les soustractions, ni les divisions mais bien les MULTIPLICATIONS…

          Et nous devons le vivre à sa suite : si le pain est multiplié pour nous dans l’Eucharistie, nous devons multiplier à notre tour l’amour et le partage durant la semaine ; et ainsi notre témoignage de chrétiens en acte sera sans cesse multiplié.

          Eucharistie et amour fraternel sont indissociables… ils sont comme la source et la cascade jamais l’un sans l’autre ! C’est le mouvement de la vie, le mouvement de l’amour, le mouvement de l’Alliance, Dieu se donne et se donne encore dans le pain partagé comme dans nos vies de partage.

         

          Le pape François souligne dans un tweet posté sur son compte cette semaine que l’eucharistie permet aux chrétiens de “ne plus vivre pour eux-mêmes” mais “l’un pour l’autre”. Il écrit : “Jésus s’est fait pain rompu pour nous, et nous demande de nous donner aux autres, de ne plus vivre pour nous-mêmes, mais l’un pour l’autre.

          Demain (Aujourd’hui) à Hendaye, nous réactivons la tradition de la Procession de la Fête Dieu, en ce jour consacré à la « solennité du corps du sang du Christ » « Corpus Domini » ; nous serons ainsi en communion de foi et d’attitude avec un bon nombre de villages du Pays-Basque intérieur ; en communion aussi avec notre évêque et tout le diocèse qui vivra ce dimanche, lui aussi, une Procession du Saint Sacrement de la Cathédrale à la chapelle d’Adoration perpétuelle de Saint André pour en fêter les 10 ans d’existence, les 10 ans d’une belle prière silencieuse, presque cachée, sans interruption, nuit et jour, devant le Seigneur exposé donnant son Amour.

         

          Cette dévotion au Saint Sacrement n’a de sens que si elle est profondément ancrée dans un amour renouvelé de la messe du dimanche et de la communion. Là le Christ fait « revivre notre chair » dans sa chair.

          De plus cette forme de prière n’est pas une fuite du monde et de nos responsabilités, mais un temps privilégié offert à tous pour mieux percevoir tous les rayons lumineux de l’Eucharistie dans nos vies et la vie de l’Eglise, comme le symbolisent les rayons dorés de l’ostensoir… c’est-à-dire les répercussions, le rayonnement, le déploiement que doit avoir notre vie devenue toute eucharistique : regard nouveau, amour du monde et des pauvres, écoute de la Parole de Jésus, lutte pour le bien et rejet du mal, don de nous-mêmes et partage, prière prolongée, ressourcement permanent à la Table du Seigneur.

          Bref, comme le disait encore notre pape, mercredi, aux pèlerins de langue française : « je vous invite à donner une place centrale à l’Eucharistie dans vos vies. C’est elle qui nous fait vivre de la vie du Christ. »

          Que la procession de ce dimanche, c’est-à-dire le passage du Christ, « Dieu avec nous » et par nous, à travers les maisons et les rues de notre monde, soit pour nous une offrande de joie, de vie immortelle, de paix et d’amour.

          Le fait de montrer Jésus dans les rues du monde, sous le signe sacramentel du pain consacré, éduque aussi à le percevoir sous le signe de chacun de nos frères, sous le signe de tous les événements de notre vie.

          En apportant cet « Évangile eucharistique » dans le monde, nous apportons cette présence divine aux hommes et aux femmes de tous les temps, leur offrant la grande bénédiction de Dieu : Jésus-Christ en personne.

                                                                                                             Amen.

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