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Homélie lors du premier scrutin pour le catéchumène Fabrice HEDEF
Dimanche 24 mars 2019 - 1e scrutin pour Fabrice © ND Bidassoa

Homélie lors du premier scrutin pour le catéchumène Fabrice HEDEF

Préparation pénitentielle © ND Bidassoa

TROISIEME DIMANCHE DE CAREME    A

1er scrutin pour Fabrice HEDEF, catéchumène

L’eau : c’est vital. Dans le monde, 1 habitant sur 5 n’a pas accès à l’eau potable ; on peut rester plusieurs jours sans manger mais non sans boire ; et combien nous comprenons les initiatives prises pour éviter que la mer soit une poubelle de déchets.

L’eau : c’est fatal. Les tempêtes frappent, inondent et détruisent ; impossible de les stopper voire de les canaliser. Dans plusieurs pays des tsunamis engloutissent corps et bien.

Aujourd’hui, les textes bibliques de notre liturgie, nous présentent l’eau qui étanche la soif. L’eau qui fait vivre.

= Moïse est en plein désert, guidant son peuple depuis l’Egypte où il subissait l’esclavage jusqu’à la terre promise, pays de liberté : et en plein désert, le peuple a soif… l’eau jaillit du rocher ; le peuple est abreuvé…

= Jésus aussi a soif. Il a marché longtemps et il s’assied sur la margelle du puits ; j’aime bien le voir ainsi la bouche sèche, comme nous, épuisé… mais qui lui donnera de l’eau ?

= Arrive cette femme de Samarie : comme chaque jour, elle vient au puits de Jacob puiser de l’eau pour la vie de sa famille.

= Nous aussi nous avons soif… et pas uniquement d’eau potable, nous avons l’eau dans nos maisons. Il y a une autre soif qui met en chemin, qui fait bouger, qui fait faire des choix : c’est la soif de croire.

La samaritaine a soif d’eau naturelle puis d’eau spirituelle :

Jésus lui dit « Celui qui boira de l’eau que moi, je lui donnerai, n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » 

Jésus a soif que l’on croit en lui et qu’on fasse de lui notre ami, notre compagnon de route, notre Sauveur et notre Dieu.

Ainsi la Samaritaine reçoit l’une des plus belles paroles de Jésus : « Si tu savais le don de Dieu ».

Parole que Jésus nous adresse aujourd’hui à chacun : « Si tu savais le don de Dieu ».

Autrement dit, si tu comprenais l’ampleur de l’amour de Dieu à ton égard ; si tu mesurais l’immensité de sa tendresse pour ta personne ; si tu étais conscient de l’intérêt qu’il te porte, avec tes limites, ton humanité, tes questions et tes doutes ; si tu savais combien il t’aime et avec quelle force il voudrait détruire toutes les frontières, tous les a priori, tous les préjugés qui gangrènent nos petites existences pitoyables ; si tu savais combien il a de l’ambition pour toi, même avec ce qui entache ton quotidien. Bref, si tu savais l’amour de Dieu, un amour plus grand et plus puissante que tout.

Il y a longtemps que Fabrice à soif… de Dieu.

Il y a longtemps que le Christ lui susurre avec douceur, à l’oreille et au cœur : « Si tu savais le don de Dieu… »

Fabrice a soif de croire ; il a soif de devenir pleinement chrétien en accueillant le don de Dieu.

Alors depuis deux ans il s’est assis au bord du puits… avec son équipe d’accompagnement…

Et nous avons puisé dans la Parole de Dieu et dans les paroles vivifiantes des uns et des autres.

Aujourd’hui, Fabrice peut dire, à la suite de la femme de Samarie :

« Ce n’est pas à cause de ce que vous m’avez dit que je crois maintenant ; je l’ai entendu par moi-même et je sais que c’est vraiment lui le sauveur du monde ».

Fabrice, c’est lui, le Christ, qui te prend par la main pour te faire traverser tous les déserts et te faire entrer dans une terre plantureuse parce que tu seras bientôt irrigué par l’eau vive du baptême, c’est-à-dire, par lui-même. Tu te prépares à être baptisé dans le Christ, à être plongé dans sa vie.

« L’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. »

Nous tous, qu’en tout simplicité mais résolument nous assurions Fabrice de sa place parmi nous, dans notre communauté.

Car nous sommes une Eglise – puits, nous offrons à tous la margelle du repos hebdomadaire et du repas eucharistique, notre eau vive qui nous fait devenir dans la semaine, avec et pour les autres, source de vie et de paix … comme on offre un verre d’eau : tant de nos contemporains sont épuisés sur la route de leur vie.

Le vieux pape Jean XXIII aimait parler ainsi de la paroisse : « La paroisse est la fontaine du village à laquelle tout le monde vient étancher sa soif ».

Depuis ces paroles, de l’eau a coulé sous les ponts, c’est le cas de le dire, le monde a changé, l’Eglise est plus modeste, l’Eglise est même lacérée par son péché sur les plus vulnérables… mais sa source n’a rien perdu en vitalité et en force de vie.                     Amen

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