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Iban Erguy, séminariste à Bayonne, en insertion dans notre paroisse
Iban pour un an 7, rue du Vieux Fort à Hendaye © ND Bidassoa

Iban Erguy, séminariste à Bayonne, en insertion dans notre paroisse

Un grand attrait pour l'orgue - (2013) © ND Bidassoa

Un séminariste, musicien, chanteur,

 intéressé par les liens entre Foi et Culture

 

Iban est en stage depuis début septembre dans notre paroisse pour une partie très importante de sa formation de futur pasteur. Beaucoup de paroissiens le connaissent donc déjà plus ou moins.

Iban est passé par Bayonne, il y a 31 ans, pour naître dans ce monde mais sa famille est implantée à Uhart-Cize, près de Saint Jean Pied de Port, de longue date. C'est dans ce milieu rural, au pied des montagnes basques et verdoyantes, qu'il a grandi dans une famille chrétienne et pratiquante. Pratiquante en famille,  toute la famille ensemble, fidèle aux offices et aux activités de la paroisse. D'ailleurs, du côté de la fratrie de sa grand-mère maternelle, Marie-Jeanne, le Seigneur a déjà donné un prêtre (dont Iban a reçu le baptême) et une religieuse, tous deux décédés à présent mais qui, au ciel, doivent se réjouir de la vocation de leur petit neveu !

-      « Je ne me souviens pas avoir manqué la messe de tout petit à aujourd'hui ?... non. C'est le rendez-vous vécu et transmis par mes grands-parents (encore avec nous, mes deux grands-mères, Marie-Jeanne, 88 ans et Jeanne, 94 ans), mes parents, Jean-Michel et Maryvonne, avec mon frère, Bixente, 23 ans et ma sœur, Elena, 28 ans, qui sera bientôt maman ! »

Iban et sa famille pourraient bien représenter cette force tranquille de l'évangile de celui qui bâtit sa maison sur le roc. De fait, il affirme, en toute simplicité, n'avoir jamais douté de sa foi, même pas à l'adolescence.

-      « Après ma première communion, j'ai été enfant de chœur, très intéressé par tout ce qui se passait à l'autel, curieux et impressionné par le sacré. Pour les fêtes, nous étions 6 ou 7 servants, mais pour le temps ordinaire, j'étais souvent le seul présent. Cela a compté, peut-être, dans ma vocation ? »

La musique tient une part importante dans son approche et son désir de servir le Christ. Tout enfant, Iban a travaillé le piano, puis l'accordéon et à 11 ans, il apprend à jouer de l'orgue. Dès 12 ans, il anime la messe.

-      « En accompagnant l'assemblée pour les différents temps de la messe, je pense être entré profondément dans la beauté de la liturgie. Je ne le vis pas comme une prestation. Je suis en prière avec le célébrant et l'assemblée. Je peux aussi chanter tout en jouant. »

La période de ses études sur Bordeaux, riche en rencontres d'autres jeunes et d'autres croyants, aboutit à une affirmation de sa foi dans un contexte amical très fort qui dure encore aujourd'hui.

-      « Nous nous sommes portés les uns, les autres et nous nous suivons dans nos vies d'adultes. Nos liens se sont renforcés au fil des années et quelle ne fut pas ma joie lorsque certains d’entre eux me demandèrent d’être témoin de leur mariage ou parrain de leur enfant ».

Durant cette période, Iban, avec ses amis, s'est intéressé aux différentes sensibilités de l’Église en assistant à divers enseignements qu'il a appréciés. Cependant, sa sensibilité le rapproche davantage de l’Église vécue en famille et en paroisse.

Iban a un parcours scolaire et universitaire dense, (prépa. lettres ; puis Sciences-Po Bordeaux ; enfin, École Hautes Études en Santé Publique à Rennes). A seulement 25 ans, il accède au poste de directeur-adjoint à l'hôpital de Bayonne, service gériatrie.

-      « C'est au séminaire que je suis l’un des plus vieux ! » souligne-t-il en riant.

Mais pourquoi renoncer à un poste de belle responsabilité, indispensable à la société, bien rémunéré, pour entrer au séminaire ?

-      « Lorsque j'étais enfant de chœur, j'avais déjà pensé devenir prêtre. Puis, avec les études, je n'y ai plus pensé. J'ai aimé mon travail à l'hôpital. C'est un travail complètement dans l'humain, le prendre-soin de l'autre. Cela devait probablement être un passage nécessaire pour réaliser que le Seigneur m'appelait à prendre-soin de l'autre mais dans son Église. Cette expérience pourra cependant m'être utile.

Moi qui ai le désir d'évangéliser, je suis heureux de dire qu'il faut d'abord se laisser évangéliser ! - Ma sœur a tenu un rôle très important en ce sens. D'abord en me faisant connaître l'Hospitalité Basco-Béarnaise de Lourdes. Ce qui s'y vit rapproche fortement de Dieu. Puis, la Pastorale des Jeunes du diocèse avec laquelle je suis allé aux JMJ de 2011 à Madrid et de 2013 à Rio.  Nous participions aussi aux rencontres de Taizé pour le passage à la nouvelle année.

Le creuset de ma vocation, ce qui m'a permis de construire ma réponse au Seigneur, ce sont les rencontres avec différentes personnes fondatrices de ma réflexion.

C'est aux JMJ de Rio que le désir d'être prêtre resurgit en moi, lorsque le Pape François nous a dit : « Allez, sans peur, servir ». Son prédécesseur, le Pape Benoît XVI, nous avait déjà invités à être enracinés en Christ. J’y ai trouvé une heureuse complémentarité entre les deux ».

Et voilà qu'en 2015, alors qu'il a commencé à travailler, Iban se porte volontaire pour aller en mission au Pérou. Un engagement spontané, sans réflexion préalable. - « Sûrement guidé par l'Esprit Saint ! » dit-il avec un beau sourire.

Là-bas, loin de la famille, des amis, des habitudes, il vit une retraite selon les exercices spirituels de Saint Ignace, dans une communauté de Jésuites. Il prend alors fortement conscience que « la Parole de Dieu est vivante efficace » selon les termes de la lettre aux Hébreux (He 4, 12).

Sa décision est prise ; il désire être prêtre. Monseigneur Aillet répondra favorablement à sa demande et en septembre 2016, Iban intègre le séminaire de Bayonne.

-      « Je suis conscient de ce à quoi je renonce, un bon travail, une vie de famille, mais je le fais avec joie ! - Ma famille, mes amis compteront toujours. Je souhaite être prêtre diocésain et avoir une vie fraternelle dans l’Église, ce qui doit aider à vivre les moments de solitude du célibat. Cependant, j'ai besoin de mon indépendance, de temps personnels. »

Iban va donc passer cette année avec nous. Il est catéchiste pour les enfants du CE2 et pour les jeunes qui se préparent au Sacrement de la Confirmation. Bien évidemment, il s'occupe de la Pastorale des Jeunes !

Il veut vivre pleinement cette année de stage qui lui permet d'être confronté à la vie réelle d'un prêtre, car : « Au séminaire, nous sommes dans un cadre aidant pour la vie de prière et communautaire » dit-il ; expérimenter la vie fraternelle entre prêtres ; découvrir la vie de la paroisse et la cité.

Il aura trois autres années d'études au séminaire suivies d'une année diaconale et, si Dieu le veut et l’Eglise l’appelle, il sera ordonné prêtre. Au Pérou, il a pris conscience qu'il voulait vivre son sacerdoce  dans son pays. Il y a beaucoup à faire !

Iban a la culture basque, langue, musique, chants, danse, « dans la peau » ! - Mais il s'agit de dialoguer avec tous les Hommes, de toutes cultures, dans un monde où les nouvelles technologies remettent les choses en perpétuel questionnement.

En écho à saint François-Xavier qui préconisait de, d'abord connaître la culture de l'autre par l'écoute, le non-jugement et le dialogue en vérité, avant de vouloir évangéliser, Iban s'intéresse au fait que la foi peut féconder la culture en même temps que les cultures peuvent interroger la foi.

Alors, bienvenu à Notre-Dame de la Bidassoa, Iban ! - Nos prières vous accompagnent.

JT

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