Un cloporte aperçu près d’une plinthe ou dans la salle de bains n’annonce pas forcément une invasion. Ce petit crustacé recherche surtout les endroits humides et sombres : comprendre son origine aide à agir sur la cause, puis à l’éloigner sans transformer la maison en terrain de lutte.
L’article en bref
La présence d’un cloporte dans la maison invite surtout à regarder du côté de l’humidité et des accès depuis l’extérieur. Quelques gestes ciblés permettent de limiter les visites et d’éviter leur retour.
- Comprendre leur arrivée : Les cloportes entrent depuis le jardin par des ouvertures proches des zones humides.
- Repérer les endroits propices : Caves, salles d’eau et recoins sombres retiennent souvent humidité et débris.
- Agir à la source : Aérer, réparer les fuites et assécher les zones concernées.
- Prévenir leur retour : Colmater les passages et éloigner feuilles mortes des murs.
L’objectif est de réduire l’humidité et les accès, plutôt que de traiter seulement les cloportes visibles.
Cloporte dans la maison : d’où vient-il vraiment ?
Le cloporte est un crustacé terrestre, généralement gris, qui apprécie les milieux frais, obscurs et humides. Dehors, il se cache sous les pierres, les pots, le bois ou les feuilles mortes, où il participe à la décomposition de matières végétales.
Pour Lucie, qui découvre quelques individus dans sa buanderie après une semaine de pluie, la piste la plus simple est souvent celle d’un passage depuis le jardin ou la cave. Une fissure au bas d’un mur, un joint usé ou une porte donnant sur l’extérieur peuvent suffire à leur ouvrir la voie.
Origine des cloportes : jardin, cave et pièces humides
Les cloportes ne s’installent pas comme des insectes attirés par les aliments. Ils cherchent surtout à éviter le dessèchement : une humidité intérieure élevée, un sol mouillé ou une fuite leur offrent des conditions favorables.
Leur présence ne prouve pas à elle seule qu’il existe un dégât important. Elle peut toutefois signaler un coin trop humide, une ventilation insuffisante ou une infiltration d’eau à vérifier, notamment si les observations se répètent.
Où se cachent les cloportes et que révèle leur présence ?
Les cachettes des cloportes se trouvent souvent dans les endroits peu fréquentés : dessous d’évier, arrière d’un lave-linge, cave, vide sanitaire ou bord de porte. À l’extérieur, les pots posés contre la façade et les amas de feuilles humides peuvent aussi former un refuge proche des entrées.
Un individu isolé, aperçu après une période pluvieuse, n’a pas la même signification qu’une présence régulière dans plusieurs pièces. Dans ce second cas, mieux vaut observer les lieux et rechercher une fuite, des traces d’eau ou une odeur persistante de renfermé.
Les signes à vérifier avant d’agir
- Inspecter les plinthes, les joints, les angles et les abords des canalisations.
- Regarder sous les éviers, derrière les appareils et dans les pièces peu aérées.
- Vérifier les portes donnant sur le jardin, les seuils et les fissures visibles.
- Repérer les feuilles mortes, le bois ou les pots accumulés contre les murs.
Ces indices permettent de distinguer une entrée ponctuelle d’un problème qui mérite une réparation ou un contrôle plus poussé. Le bon réflexe consiste à chercher le point humide, plutôt qu’à traiter toute la maison.
Comment éloigner les cloportes sans négliger l’humidité ?
Pour éloigner les cloportes, commencez par supprimer ce qui les attire : réparez les robinets ou conduites qui fuient, séchez les surfaces mouillées et améliorez la ventilation de la maison. Dans une salle d’eau, ouvrir la fenêtre après la douche ou utiliser correctement l’extracteur aide à évacuer la vapeur.
Si une infiltration d’eau est suspectée, par exemple après l’apparition d’une auréole ou d’un mur constamment froid et humide, il faut en rechercher l’origine. Une fuite cachée ou un défaut d’étanchéité ne se règle pas avec un répulsif ; un professionnel du bâtiment peut alors établir le diagnostic adapté.
Gestes simples et prévention des cloportes
À l’intérieur, aspirez les individus visibles et videz rapidement le sac ou le réservoir. À l’extérieur, éloignez du mur les pots, le bois et les feuilles en décomposition, puis vérifiez que l’eau de pluie s’évacue correctement.
Un répulsif naturel à base d’agrumes ou d’huiles essentielles est parfois conseillé, mais son efficacité n’est pas garantie et il ne traite pas la cause. Mieux vaut éviter d’en appliquer sur les surfaces en contact avec les enfants ou les animaux ; la réduction de l’humidité et le colmatage des accès restent les mesures les plus utiles.
Traitement contre les cloportes : quelles solutions choisir ?
Le traitement contre les cloportes dépend de la situation. Pour quelques visiteurs, l’aspiration, le nettoyage et la correction des conditions humides sont généralement préférables à l’usage immédiat d’un insecticide, puisque ces animaux sont inoffensifs pour les personnes et ne dégradent pas la maison.
Un produit appliqué sans traiter l’humidité risque de ne pas empêcher de nouvelles arrivées. Si les cloportes reviennent malgré les réparations et les gestes de prévention, ou si leur présence accompagne un problème d’humidité persistant, un spécialiste peut rechercher les accès et recommander une intervention proportionnée.
| Situation observée | Action à privilégier | À surveiller |
|---|---|---|
| Un ou deux cloportes après la pluie | Les aspirer et vérifier les seuils | Leur réapparition dans les jours suivants |
| Présence près d’un évier ou d’une douche | Sécher, aérer et contrôler les joints | Fuite, condensation ou odeur persistante |
| Visites fréquentes dans une cave | Réduire l’humidité et colmater les passages | Traces d’eau et ventilation insuffisante |
| Nombreux individus malgré les mesures | Demander un diagnostic professionnel | Origine des infiltrations ou accès cachés |
Une maison plus sèche et des abords dégagés rendent les lieux moins accueillants pour ces crustacés. Le suivi des zones humides permet aussi de repérer rapidement si une réparation n’a pas suffi.
Questions courantes sur les cloportes dans la maison
Les cloportes dans la maison sont-ils dangereux ?
Non. Ils ne piquent pas, ne mordent pas et ne s’attaquent pas aux aliments ou aux matériaux du logement. Leur présence indique surtout qu’un endroit leur offre humidité et abri.
Pourquoi trouve-t-on des cloportes dans la salle de bains ?
La vapeur, les petites fuites et les recoins sombres peuvent rendre cette pièce favorable. Aérer après la douche, sécher les surfaces et vérifier les joints aide à limiter leur présence.
Un cloporte signifie-t-il forcément une infiltration d’eau ?
Non. Il peut entrer depuis le jardin ou la cave sans qu’il y ait de fuite. Si les apparitions se répètent ou s’accompagnent de traces d’humidité, vérifiez les canalisations, les murs et les ouvertures.
Quel est le meilleur moyen d’éviter leur retour ?
Réduire l’humidité, améliorer la ventilation de la maison, colmater les passages et dégager les feuilles ou débris accumulés contre les murs sont les mesures les plus durables.
Je suis Maïté Larralde, rédactrice passionnée d’art de vivre du Sud-Ouest. J’écris sur le bien-être au quotidien, la vie de famille, la maison apaisante et la cuisine du terroir. Mon credo : ralentir, faire simple et profiter des petites choses, entre mer et montagne.





