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Dans la foi
25 juillet, fête de saint Jacques le Majeur ou, Santiago de Compostela : un et multiple ! © ND Bidassoa

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25 juillet, fête de saint Jacques le Majeur ou, Santiago de Compostela : un et multiple !

Patron de l'église de Béhobie et de ses paroissiens

Apôtre, auteur d'une Epître, intercesseur et saint politique

Croyant ou pas, tout le monde connaît le pèlerinage à Santiago de Compostela ; le faire est une autre histoire !....

Mais connaissons-nous vraiment ce saint que la ferveur populaire entoure de légendes ?

Internet offre un grand choix de sites plus ou moins fiables ; en voici un, très complet, à visiter en plusieurs fois (il s'agit d'une fondation ayant pour objectif la recherche et l'actualisation des connaissances sur ce pèlerinage célèbre) :

http://www.saint-jacques.info/accueil.php

 

De ce site :

Une présentation de saint Jacques par Benoît XVI

« Parmi les figures d’Apôtres choisis par Jésus, nous voulons approfondir celle de Jacques le Majeur, ainsi appelé en raison de l’autorité que lui donne la tradition ecclésiale ».

« Fils de Zébédée et frère de Jean, il est souvent cité dans les Évangiles, occupant dans les listes d’Apôtres la deuxième ou la troisième place après Pierre », soulignait le pape.

Et de préciser l’importance du saint dans le collège des Douze : « Les témoignages évangéliques qui le concernent, depuis l’appel au bord du lac jusqu’à sa présence au moment de l’agonie de Jésus, à Gethsémani, indiquent que Jacques jouit d’une grande autorité dans l’Église primitive, dont il eut aussi la responsabilité pastorale en même temps que Pierre ».

Avec Pierre et Jean, son frère, Jacques fait partie du groupe des apôtres que le Christ choisit pour assister à sa Transfiguration sur le Thabor, mystère « lumineux » et à son agonie à Gethsémani, mystère douloureux, comme le pape le soulignait : « Les scènes évangéliques de la Transfiguration et de l’agonie au jardin des Oliviers montrent notamment comment Jacques a peu à peu pris conscience de la véritable identité messianique de Jésus ».

Il sera aussi le premier des Douze à témoigner du Christ par le sang, rappelait Benoît XVI en disant : « Rempli de l’Esprit de Pentecôte, il pourra témoigner de son attachement indéfectible à son Maître, lorsque Hérode Agrippa le fera périr par l’épée.

L’affluence des fidèles à Saint-Jacques de Compostelle, en Espagne, où une tradition raconte que son corps a été transporté, manifeste la fécondité du témoignage de cet Apôtre, qui voulait s’asseoir avec son frère auprès du Seigneur dans son Royaume et qui fut le premier à en partager le martyre »

 

Connaître saint Jacques, un et multiple

Etre pèlerin de Compostelle est une invitation à mieux connaître saint Jacques le Majeur, l'apôtre impétueux et l'Epître qui porte son nom...

... Pendant tout le Moyen Age, il passe en effet pour en être l'auteur, y compris à Compostelle où la liturgie l'utilise abondamment.

Cette Epître a fortement influencé les fidèles et les pèlerins qui voyaient en lui un guide sur Terre et vers le Ciel. Elle reste d'une grande actualité par sa dimension sociale et mérite d'être mieux connue. Aujourd'hui, chacun peut s'en imprégner même si c'est Jacques le Mineur qui l'a écrite ou un troisième Jacques comme le pensent les exégètes. Quelle importance ? Seul compte le texte et l'écho qu'il trouve en chacun.

Mieux connaître saint Jacques c'est aussi avoir un regard lucide sur certains aspects de la dévotion et se garder de l'esprit de croisade qu'il a suscité à certaines époques en comprenant l'utilisation politique qui en a été constamment faite. (§)

C'est aussi savoir qu'il était vénéré en de nombreux lieux autres que Compostelle, (présentés dans le chapitre "Découvrir les reliques de saint Jacques et les pèlerinages locaux" - autre rubrique du site)

 

L'épître de Jacques, citations :

... " Il faut attendre le début du 5ème siècle pour que la Lettre de Jacques soit reconnue, du moins en Occident, grâce à l’autorité du grand Saint Augustin. Elle est encore contestée en Orient. Et ce n’est qu’en 1546, au Concile de Trente, que le Canon des Ecritures chrétiennes catholiques sera définitivement établi : la Lettre de Jacques y est inscrite. Mais Réformés et Protestants la recevront encore avec réticence "...

Citations de la Lettre de Jacques

o 1, 25 : Celui qui s'est penché sur une loi parfaite, celle de la liberté, et s'y est appliqué en réalisateur agissant, celui-là trouvera le bonheur dans ce qu'il réalisera.

o 2, 12-13 : Parlez et agissez en hommes appelés à être jugés d'après la loi de liberté. Le jugement est sans pitié pour celui qui n'a pas eu de pitié.

 

- 2,26 : lequel d'entre vous est sage et intelligent ?

Qu'il montre ses oeuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse.
De même que, sans souffle, le corps est mort,
de même aussi, sans œuvres, la foi est morte.
 

o 4, 12 : Qui es-tu, toi, pour juger le prochain ?

o 5, 1 : Vous les riches, pleurez à grand bruit sur les malheurs qui vous attendent !

o 5, 11 : Nous félicitons les gens endurants.

o 5, 14-15 : L'un de vous est-il malade ? Qu'il fasse appeler les anciens de l'église et qu'ils prient après avoir fait sur lui une onction d'huile au nom du Seigneur. (cette onction recommandée par l'Eglise dès le IXe siècle donne naissance, au XIIIe siècle, au sacrement de l'Extrême-Onction dit parfois Sacrement de Monsieur saint Jacques)

 

Du site Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89p%C3%AEtre_de_Jacques

L'Épître de Jacques est un livre du Nouveau Testament ; une des sept épîtres catholiques

... "Les épreuves de la vie ne peuvent pas venir de Dieu (Jacques 1,13): chaque tentation vient de notre propre convoitise. Le culte qu'on lui rend doit comporter des actes de démonstration de sa foi. Une attitude préférentielle pour les choses courantes du monde (matérialisme, égoïsme, etc.) entrave les relations que l'on peut avoir avec Dieu.

Dans les premier et troisième chapitres, Jacques met en garde contre les dangers de la parole. Il exhorte les chrétiens à écouter les autres plus que vouloir parler. Il leur conseille également de ne pas avoir comme but de devenir prêcheurs ou enseignants, car quiconque prêche a la responsabilité de l'enseignement qu'il donne à ses élèves. Il met l'accent sur les dangers du péché par omission, le bien qu'on pourrait faire et qu'on ne fait pas. Son enseignement se base sur la pratique, prône la foi authentique, la prière de la foi. Gagner des âmes."...

 

Du site de "Pélerin magazine" : 

www.pelerin.com/Pelerinages/Chemin-de-Saint-Jacques-de-Compostelle/Tout-savoir-sur-le-chemin-de-Saint-Jacques-de-Com

... " Le Nouveau Testament décrit un homme passionné, audacieux, ambitieux et décidé. Comme il partage cette personnalité avec Jean, Jésus donnera aux deux frères le surnom de "fils du Tonnerre". De nombreux épisodes des évangiles révèlent ce caractère fougueux.

Selon la tradition, l'’Espagne aurait été dévolue à Jacques le Majeur pour qu’il l’'évangélisât. Mais sa prédication en ces terres aurait été un échec : une tradition espagnole rapporte que sur les rives du fleuve Ebre, l'’apôtre, découragé, aurait pleuré ; la Vierge lui serait apparue, portée par des anges, pour l'’inciter à persévérer.

Un autre lieu est lié à l’'intervention de la Vierge dans ce même but : à Muxia, le sanctuaire de Nostra Señora de la Barca indique l’'endroit où elle aurait débarqué pour aider l’'apôtre dans sa mission.

Après la mort de Jésus, Jacques le Majeur fit partie du groupe fondamental de la "Première Église de Jérusalem". C'’est pourquoi Hérode Antipas Ier le choisira, de même que Pierre, comme figure représentative de cette Église pour donner un châtiment exemplaire à la communauté chrétienne : il le fit décapiter par l’épée aux alentours des années 41-44.

Saint Jacques fut ainsi le premier apôtre à verser son sang pour le Christ.

La tradition prend ici le relais des Saintes Écritures.

Les disciples de saint Jacques auraient alors recueilli sa dépouille pour la déposer dans une barque, qui aborda en Galice, à Padrón.

Le corps fut enterré dans un compostum, c’'est-à-dire un "cimetière" (telle est l’'une des étymologies du nom de "Compostelle") et resta ignoré jusqu'’à ce qu’'au début du IXe siècle, le 25 juillet 813, une étoile ne vînt indiquer à un ermite du nom de Pelayo (Pélage) l’'emplacement de la sépulture, appelé dès lors campus stellae ou "champ de l’étoile" – ce qui aurait donné, selon une autre étymologie, plus poétique, le mot "Compostelle".

Alphonse II le Chaste érigea, à côté du tombeau, une église et un monastère. C'’est autour de ces édifices primitifs que naquit Saint-Jacques-de-Compostelle."

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(§) Recommandé à ceux qui aime la lecture :

Saint Jacques, de l'apôtre au matamore

Un mythe mobilisateur,

une image choquante,

un nom tardif et ironique !

 

Toute une étude sur un site parallèle à celui de la fondation précitée : "Saint Jacques info"

http://lodel.irevues.inist.fr/saintjacquesinfo/index.php?id=1334

 

Jacques le Majeur basilique St Jean de Latran
© ND Bidassoa
et .... Saint Jacques, église de Béhobie !.....
© JP Rama
Santiago de Compostela
© ND Bidassoa
Église Saint Jacques à Béhobie
© ND Bidassoa
St Jacques présentant son épitre : o 1, 17 : Tout don de valeur et tout cadeau parfait descendent d'en haut, du Père des lumières - 
(phrase gravée sur le Livre et l'auréole de saint Jacques le Majeur au portail de Saint-Gilles du Gard, XIIe siècle).
© ND Bidassoa

juillet

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