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Dans la foi
ME CONFESSER POUR PÂQUES - Enseignement du pape et rituel à vivre chez soi
ME CONFESSER POUR PÂQUES - Enseignement du pape et rituel à vivre chez soi

| ND de la Bidassoa

ME CONFESSER POUR PÂQUES - Enseignement du pape et rituel à vivre chez soi

« Reviens vers ton Père » (Pape François)

ME CONFESSER POUR PÂQUES - Enseignement du pape et rituel à vivre chez soi

Texte complet de l’homélie du Pape du vendredi 20 mars

 

« Lorsque je lis ou que j’écoute ce passage du prophète Osée [14, 2-10] que nous avons entendu dans la première lecture [qui dit] : « Reviens Israël, au Seigneur, ton Dieu, reviens », lorsque je l’entends, je me souviens d’une chanson que Carlo Buti a chantée il y a 75 ans et qui a été entendue avec tant de plaisir dans les familles italiennes de Buenos Aires : « Reviens à ton papa. Il te chantera encore la berceuse ». Reviens : mais c’est ton papa qui te dit de revenir. Dieu est ton papa, ce n’est pas lui le juge, c’est ton papa : « Rentre à la maison, écoute, viens ». Et ce souvenir – j’étais un petit garçon – m’amène immédiatement au père du chapitre 15 de Luc, ce père qui dit : « Il a vu son fils venir de loin », ce fils qui était parti avec tout l’argent et l’avait gaspillé. Mais s’il l’a vu de loin, c’est parce qu’il l’attendait. Il montait sur la terrasse – combien de fois par jour ! – pendant la journée et les jours, les mois, les années peut-être, à attendre son fils. Il l’a vu de loin. Retourne chez ton père, retourne chez ton père. Il t’attend. C’est la tendresse de Dieu qui nous parle, surtout pendant le Carême. Il est temps d’entrer en nous-mêmes et de se souvenir du Père ou de retourner au Père.

« Non, père, j’ai honte d’y retourner parce que… Tu sais, père, j’ai fait tant de choses mauvaises ». Que dit le Seigneur ? « Reviens, je te guérirai de ton infidélité, je t’aimerai profondément, car ma colère a disparu. Je serai comme la rosée, tu fleuriras comme un lys et tu prendras racine comme un arbre du Liban ». Retourne chez ton père qui t’attend. Le Dieu de la tendresse nous guérira, il nous guérira de beaucoup, beaucoup de blessures de la vie et de beaucoup de choses laides que nous avons faites. Chacun a le sien !

Mais penser ceci : revenir à Dieu, c’est revenir à l’étreinte, à l’étreinte du père. Et de penser à cette autre promesse qu’Isaïe fait : « Si tes péchés sont aussi laids que l’écarlate, je te rendrai blanc comme neige. » Il est capable de nous transformer, il est capable de changer nos cœurs, mais il veut nous faire faire le premier pas : revenir. Il ne va pas à Dieu, non : il rentre chez lui.

Le Carême est toujours centré sur cette conversion du cœur qui, dans l’habitude chrétienne, prend forme dans le sacrement de la Confession. Il est temps – pas de « régler les comptes », je n’aime pas cette expression – mais de laisser Dieu nous blanchir, nous purifier, nous embrasser.

Je sais que beaucoup d’entre vous, pour Pâques, vont se confesser pour se retrouver avec Dieu. Mais beaucoup me diront aujourd’hui : « Mais mon Père, où puis-je trouver un prêtre, un confesseur, pourquoi ne puis-je pas quitter la maison ? Et je veux faire la paix avec le Seigneur, je veux qu’Il m’embrasse, je veux que mon père m’embrasse… Que puis-je faire si je ne trouve pas de prêtres ? Vous faites ce que dit le Catéchisme. C’est très clair : si tu ne trouves pas un prêtre pour te confesser, parle à Dieu, il est ton père, et dis-lui la vérité : « Seigneur, j’ai fait ceci, cela, cela … Pardonne-moi », et demande-lui pardon de tout mon cœur, avec l’Acte de contrition et promets-lui : « Je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant ». Et immédiatement, vous reviendrez à la grâce de Dieu. Vous pouvez vous-même approcher, comme le Catéchisme nous l’enseigne, le pardon de Dieu sans avoir un prêtre à portée de main. Pensez-y : c’est le moment !  Et c’est le bon moment, le moment opportun. Un acte douloureux bien fait, mais qui fera que notre âme deviendra blanche comme neige.

Il serait bon d’entendre ce « retour » qui résonne dans nos oreilles aujourd’hui, « reviens à ton papa, reviens à ton papa ». Il vous attend et il va vous faire la fête ».

 

Comment pratiquer « ce premier pas »  dont parle le pape François

« Reviens vers ton Père » (Pape François) - « Venez, retournons vers le Seigneur ! » (Osée 6, 1)

 

Proposition à adapter en fonction de sa situation,  selon que l’on célèbre ce temps de prière seul ou en famille.

Prendre le temps de s’isoler chez soi, si l’on est seul dans « le secret de ta chambre » (Mt 6,6) ou dans un endroit propice si l’on est en famille. 

Préparer l’espace prière : Croix, Bible, icône, image… allumer une bougie. 

Faire silence 

Se mettre sous le regard plein d’amour de Dieu

 

En méditant la parabole du pharisien et du publicain (Lc 18, 9-14), le Pape, dans son homélie du 20 mars, invite à s’approcher du Seigneur pour vivre cette confession : «Nous devons nous approcher du Seigneur avec humilité, nous présenter devant Lui le cœur dénudé, mettre de côté nos certitudes. Le bon chemin est celui de la réalité de notre vie : le publicain l’a bien exprimée « je suis pécheur ». Que le Seigneur nous enseigne à avoir cette attitude avant de prier».

 

Faire le signe de la Croix +

Chaque fois que nous faisons ce signe, nous rappelons deux mystères de notre Foi : - Dieu est Un en trois personnes : Le Père, le Fils et l’Esprit Saint, - Jésus Christ est mort sur la Croix pour sauver tous les hommes. 

 

Exprimer sa foi, sa confiance en Dieu… en reprenant par exemple ces mots : 

« Seigneur je crois en toi, je sais que tu m’aimes, et que tu es un Père plein de tendresse… ».

 

Dire le « Je confesse à Dieu » Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères que j’ai péché en pensée, en parole, par action et par omission. Oui, J’ai vraiment péché. C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

 

Méditer la Parole de Dieu : choisir un passage de l’Écriture Sainte ou celui de la messe du jour ou du dimanche ou autre : par exemple « Le fils prodigue » Lc 15,11-32 « Pierre, m’aimes-tu » ? Jn 21,15-19 « Aimer en actes et en vérité » 1 Jn 3, 11-24.

 

= Lire une première fois en écoutant attentivement cette Parole que Dieu m’adresse. Garder dans mon cœur un mot, une phrase qui me touche. 

= Lire une seconde fois en me demandant comment cette Parole me rejoint, dans ma vie, dans la réalité de ma vie, ma relation avec Dieu, ma relation aux autres… 

À quelles actions de grâce m’invite-t-elle ? 

 

S’entretenir avec le Seigneur et confesser son péché « Parle à Dieu, il est ton père, et dis-lui la vérité : "Seigneur, j'ai fait ceci, cela, cela ... Pardonne-moi", et demande-lui pardon de tout ton cœur, avec l'Acte de contrition et promets-lui : "Je me confesserai plus tard , mais pardonne-moi maintenant". Et immédiatement, vous reviendrez à la grâce de Dieu. » (Extrait de l’homélie du pape François, le 20 mars 2020) 

 

Je me confie au Seigneur et j’exprime mes péchés, en osant lui dire dans un élan de confiance, comme l’a fait le publicain « Seigneur, j’ai péché contre toi. » 

 

Dire l’Acte de contrition : Mon Dieu j'ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de votre sainte grâce de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

 

Prendre une décision devant le Seigneur 

Quelles conversions, quelles démarches, quels gestes… dois-je engager ? 

 

Prier en confiance Je récite le Credo ou un psaume. (Ps24 ou 50 ou 102 ou 130 ou 142) Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ; et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit-Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

 

Prier avec Jésus :

« Notre Père » Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen. »

 

Se confier à la Sainte Vierge Marie 

Sous l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l'épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse

 

Textes de référence

 

« Dieu seul pardonne les péchés (Mc 2,7) …/… Jésus, le Fils de Dieu a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre (Mc 2,5.10) et il donne ce pouvoir aux hommes (Jn 20,21-23) pour qu’ils l’exercent en son nom. » (Cf. Catéchisme de l’Église catholique, CEC n°1441) 

 

" Ceux qui s’approchent du sacrement de Pénitence y reçoivent de la miséricorde de Dieu le pardon de l’offense qu’ils lui ont faite et du même coup sont réconciliés avec l’Église que leur péché a blessée et qui, par la charité, l’exemple, les prières, travaille à leur conversion " (LG 11). (CEC n°1422) 

 

« La confession individuelle et intégrale avec l’absolution constitue l’unique mode ordinaire par lequel un fidèle conscient d’un péché grave est réconcilié avec Dieu et avec l’Église ; seule une impossibilité physique ou morale excuse de cette confession, auquel cas la réconciliation peut être obtenue aussi selon d’autres modes ». (Code de Droit Canonique au can. 960) 

 

« Le saint concile enseigne en outre que, même s’il arrive parfois que cette contrition soit rendue parfaite par la charité et réconcilie l’homme avec Dieu avant que ce sacrement ne soit effectivement reçu, il ne faut néanmoins pas attribuer cette réconciliation à cette seule contrition sans le désir du sacrement, désir qui est inclus en elle ». (Concile de Trente) (14ème session, chapitre 4, Doctrine sur le sacrement de Pénitence, la contrition, cf. Denzinger, n. 1677) 

 

“La contrition parfaite remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle.” (CEC n°1452) ---------------

 

En ce qui concerne la confession pascale, et en général les autres confessions, spécialement en cas de péché mortel ou grave, impossibles pour de très nombreux fidèles dans le contexte actuel d’épidémie de coronavirus, le décret de la Pénitencerie Apostolique du 19 mars 2020 (cf. aussi homélie du Saint-Père du 20 mars 2020) comporte cette disposition : ceux qui n’ont pas accès au sacrement de Pénitence peuvent demander à Dieu le pardon de leurs péchés – même mortels – d’un cœur contrit et sincère (contrition), avec la ferme résolution de recourir à la confession sacramentelle dès que possible. 

 

- Catéchisme de l'Eglise Catholique, n. 2042 : Deuxième Commandement de l'Eglise : « Tout fidèle est tenu par l’obligation de confesser ses péchés au moins une fois par an ».

 

- Code Droit Canonique, can. 989 : « tout fidèle parvenu à l’âge de discrétion est tenu par l'obligation de confesser fidèlement ses péchés graves au moins une fois par an ».

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