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Dans la foi
Revenue à Dieu grâce à un prêche du temps du Carême © internet

| ND Bidassoa

Revenue à Dieu grâce à un prêche du temps du Carême

Sainte Marie-Eugénie de Jésus 
Fondatrice de la congrégation des religieuse de l'Assomption,
Fête le 10 mars

« Sainte Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou (née à Metz le août 1817 et morte à Paris le 10 mars 1898) » (wikipédia)

« Comblée, dans une famille non-croyante dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus Christ le jour de sa première communion, à Noël, en 1829.

Après 1830, son père, ruiné, doit vendre la propriété de Preisch, puis l'hôtel de Metz. Ses parents se séparent ; elle va à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832.

Elle est recueillie dans une riche famille d'amis, à Châlons. L'adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l'entourent … »

« Elle se détache alors de la pratique religieuse. » ((wikipédia)

« Son père la fait revenir à Paris.

Durant le carême 1836, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. "Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller". "Ma vocation date de  Notre-Dame" dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamenais, de Montalembert et de ses amis.

Parmi eux, l'abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Sulpice en mars 1837.

C'est à Saint-Eustache qu'elle le rencontre pour la première fois.

Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, non-croyants pour la plupart.

Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse mais elle hésite d'abord à le suivre, puis elle accepte.

Il l'envoie en formation chez les Visitandines de la Côte Saint-André (Isère) qui la marquent de l'esprit et de la spiritualité de saint François de Sales. En octobre 1838, c'est la rencontre avec l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans.

Elle a déjà, précises dans son esprit, les bases de sa pédagogie :  elle récuse une éducation mondaine où l'instruction profane est au rabais ; elle veut un christianisme authentique et non un vernis superficiel ; elle entend donner aux jeunes filles une formation de tout l'être à la lumière du Christ.

En avril 1839, elles sont deux jeunes filles à se réunir dans ce but, dans un petit appartement, rue Férou, à Paris; en octobre, elles se retrouvent bientôt à quatre dans une maison de la rue de Vaugirard, étudiant la théologie, l'Ecriture Sainte et les sciences profanes.

Kate O'Neill, une irlandaise, est déjà là, elle qui prendra le nom religieux de Thérèse-Emmanuel ; sa forte personnalité accompagnera Marie-Eugénie de Jésus de son amitié et de son aide durant toute sa vie.

Les sœurs se séparent définitivement de l'abbé Combalot en mai 1841. Sa direction fantasque et son manque de mesure vis-à-vis de l'Archevêque de Paris risquaient de tout compromettre. Mgr Affre leur offre l'appui de son Vicaire général, Mgr Gros. C'est une libération. Les sœurs reprennent leurs études et font leur profession religieuse le 14 août 1841.

Leur pauvreté est grande et la communauté ne se développe pas. Ce qui n'empêche pas sœur Marie-Eugénie, d'ouvrir une première école, au printemps 1842, impasse des Vignes. Puis elle s'installe à Chaillot, car la communauté grandit, toujours plus internationale.

Elle se plaint parfois des prêtres et des laïcs trop repliés sur leur piété:  "Leur cœur ne bat pour rien de large".

Sa relation avec l'Abbé d'Alzon s'approfondit. Pétri des idées de Lamennais, fort de Jésus Christ, attaché à l'Eglise, il l'entraîne; elle le modère. Il est combatif; elle le nuance.

Les fondations se multiplient à travers le monde.

Rome reconnaît la Congrégation des Religieuses de l'Assomption en 1867. Les "Constitutions" seront définitivement approuvées le 11 avril 1888.

La mort du P. d'Alzon, en 1880, est l'annonce du dépouillement qu'elle avait reconnu nécessaire en 1854:  "Dieu veut que tout tombe autour de moi".

Sœur Thérèse-Emmanuel disparaît à son tour le 3 mai 1888, et sa solitude se creuse davantage.

La croissance de la Congrégation est une lourde charge pour elle. Entre 1854 et 1895, de nouvelles communautés naissent en France, puis des fondations en Angleterre, en Espagne, en Nouvelle-Calédonie, en Italie, en Amérique latine et aux Philippines. Elle enchaîne voyages, constructions, consultations, décisions...

Les religieuses seront des enseignantes s'adaptant aux besoins devant lesquels les place l'évolution de la vie et de l'Eglise, sans pour autant se départir des observances monastiques.

Quand elle découvre l'impuissance de la vieillesse, "un état où ne reste plus que l'amour", elle s'efface peu à peu. "Je n'ai plus qu'à être bonne".

Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour le dire.

Le 10 mars 1898, elle rejoint  le  Christ  ressuscité  qui, sur terre, était son unique passion.

Elle a été béatifiée le 9 février 1975, à Rome, par le Pape Paul VI.

Elle fut canonisée, place Saint-Pierre, par Benoît XVI, le 3 juin 2007.

SOURCE : http://www.vatican.va/

 

Marie-Eugénie Milleret a donné pour programme à sa congrégation cette phrase du Notre Père : « que ton règne vienne ».

Pour elle, le Royaume est un chemin de vie. Son projet éducatif est double : d’une part, le règne de Dieu, créateur et fin de toute chose, d’autre part, une société chrétienne dans laquelle Dieu serait reconnu, aimé et servi. Elle attache une grande importance à la formation de l’intelligence à la lumière de la foi. (Wikipédia)

 

Perles :

Le bon Dieu est père et mère tout à la fois. [1]

Les personnes qui veulent que tout soit surnaturel, veulent tout bonnement n’être pas raisonnables. N’étant pas raisonnables, elles ne sont pas surnaturelles non plus. [2]

Il faut que la vie soit un oui perpétuel à Dieu. ( [3]
L’oraison, c’est cela. Dieu demande, et l’âme donne. [4]

Que chaque jour donc soit réglé avec Dieu, de manière que le soir nous puissions remettre notre âme entre ses mains dans une paix complète ! [5]

Nous prenons chaque jour comme le dernier, tout en étant prêtes à recommencer le lendemain, n’étant assurées que du jour qui commence et qui, finissant, pourrait ne pas recommencer. [6]

Dieu est comme un océan sans fond et sans limites dans lequel nous sommes toujours. [7]

L’esprit des enfants de l’Église est un esprit de joie. [8]

C’est une grande chose que de savoir porter ses peines comme une chose précieuse que l’on garde entre Dieu et soi. [9]

Si votre vie se passe ainsi, si chaque soir vous vous endormez ainsi, comme le réveil sera beau lorsque, vous étant endormies une dernière fois dans la prière et dans l’amour de Dieu, vous vous réveillerez au ciel, pour l’adorer éternellement, le louer éternellement, et éternellement connaître que n’étant rien par vous-mêmes, Dieu vous a fait de grands dons et qu’il a daigné couronner tous ses dons, en se donnant lui-même, pour être votre tout dans l’éternité. [10]

Quand nous recevons la visite de notre Seigneur, il nous demande de tout lui donner, de lui ouvrir notre cœur tout entier, puis aussi de tout attendre de lui. [11]

L’œuvre importante, c’est que vous n’aimiez que Jésus-Christ, que vous ne désiriez que Jésus-Christ, que vous ne viviez que pour lui. [12]

Cherchez donc le vrai bonheur en contentant notre Seigneur, en le servant de votre mieux, en devenant de saintes religieuses. [13]

Vous l’avez choisi, vous voulez être à lui : que cette préférence éclate toujours et partout. Qu’en toute pensée, en tout désir, en toute joie, en toute occasion, le meilleur soit toujours donné à notre Seigneur Jésus-Christ. [14]

Au souvenir du sang de Jésus-Christ il faut unir le souvenir des larmes de sa Mère. [15]

http://www.assumpta.org/

Site officiel des Religieuses de l’Assomption.

Missionnaires dès les origines, elles puisent leur dynamisme apostolique d’éducation dans une vie de prière et d’adoration, et dans une forte vie communautaire.

 

 

Vive, sensible, spontanément tournée vers les autres, Marie-Eugénie a largement offert son amitié (Assumpta.org)
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Sa personnalité suscitait l’amitié et elle en avait besoin. Elle n’en a pas eu peur. Rien de rétréci devant cette chaleur des relations, sa grande passion pour le Christ illuminait tout
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Soeur Thérèse Emmanuel de la Mère de Dieu - Une amitié indeffectible et précieuse
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"En 2017, nous fêterons les 200 ans de Marie Eugénie et de Thérèse Emmanuel avec l’Assomption du monde entier.." (Assumpta.org)
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Durant le carême 1836, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. (Henri-Dominique Lacordaire au couvent de Sainte-Sabine à Rome, par Théodore Chassériau (1840), musée du Louvre)
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Jean-Baptiste-Henri Lacordaire, père Henri-Dominique (1802-1861) religieux, prédicateur, journaliste, homme politique. Restaurateur en France de l'Ordre des Prêcheurs (dominicains), il est considéré comme l'un des précurseurs du catholicisme libéral. .
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mars

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