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Dans la foi
Saint Pierre Fourier fêté le 9 décembre © Internet

| ND Bidassoa

Saint Pierre Fourier fêté le 9 décembre

"Ne nuire à personne, être utile à tous",

la devise de Pierre Fourier,

Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame (+ 1640)

C’est à Mirecourt, en Lorraine indépendante, que naquit, le 30 novembre 1565, Pierre Fourier, de parents foncièrement chrétiens. Ceux-ci voulurent nommer leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, “afin qu’autant de fois ils se souviendraient d’eux-mêmes, ils fussent poussés à ne pas se contenter d’une vertu médiocre”.

Pierre mit généreusement à profit ces leçons : ferveur dans la prière, obéissance prompte et affectueuse, douceur inaltérable, fuite des plus innocentes familiarités et des moindres mensonges. A quinze ans son père le conduisit à l’Université de Pont-à-Mousson. Son séjour se résume dans cet éloge décerné par ses maîtres : “Ou il prie, ou il étudie.”

Pierre Fourier entra ensuite chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin : il était appelé à travailler à la réforme de cet Ordre alors fort relâché. Après six ans d’études théologiques à Pont-à-Mousson, il rentra au monastère. Sa ferveur fit scandale parmi ses confrères ; il dut se retirer, et accepta la petite paroisse de Mattaincourt, aussi indifférente que dépravée.

Le premier sermon du nouveau curé de Mattaincourt fut si pathétique qu’après quarante ans on s’en souvenait encore. Mais personne ne le retint autant que Pierre Fourier lui-même, pour le réaliser dans sa conduite. Brûlant d’amour pour Dieu et le prochain, il se met à l’oeuvre avec un courage et une persévérance qui ne se démentent jamais. Il ménage le temps comme un baume précieux dont il ne faut pas, dit-il perdre une seule goutte à escient.

Attentif au bien des âmes, il l’est aussi à celui des corps : il secourt ses paroissiens dans leurs nécessités, leurs embarras, leurs discordes, leurs intérêts, pour la sauvegarde desquels il fonde la Bourse Saint-Epvre. Il passe des nuits entières auprès des malades. Un jour il prête à l’un ses couvertures, à l’autre ses draps, à un autre la paillasse et le bois du lit. Un pauvre soldat, auquel, le jour de Pâques, il a donné un repas, lui dit : “Je suis content. Je prie Dieu de bon coeur, pour l’honneur de Son Église, que tous les curés vous ressemblent !”

Mais c’est surtout pour les enfants qu’il déploie son affectueuse sollicitude. Aussi lui rendent-ils amour pour amour.

A la vue de l’insuffisance de l’instruction, il crée pour eux une Congrégation de maîtresses, qui, aux exercices de la vie religieuse, à la clôture même, joignent l’enseignement. Quelques jeunes filles, à la tête desquelles est Alix Le Clerc, forment le noyau de l’Ordre des Chanoinesses de Saint-Augustin Notre-Dame.

La fidélité de Pierre Fourier aux Princes lorrains sauva pour un siècle la nationalité de la Lorraine, mais empoisonna ses derniers jours ; car Richelieu ne put lui pardonner cet échec à sa politique. Traqué de maison en maison, le curé de Mattaincourt en fut réduit à s’exiler en Franche-Comté et à y passer les quatre dernières années de sa vie. Pendant ce temps, Mattaincourt était pillé à plusieurs reprises.

Réfugié à Gray, Pierre Fourier y fit ce qu’il avait toujours fait ; il employa ses dernières forces à secourir et à consoler le prochain. En octobre 1639, il tomba malade, et après deux mois de maladie, il exhala son âme avec ces paroles qu’il avait tant de fois répétées :

Nous avons un bon Maître et une bonne Souveraine !”

C’était le 9 décembre 1640.

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 478

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Fourier

Curé de Mattaincourt

En 1597, il devient le curé de Mattaincourt, paroisse où résident de nombreux foyers protestants et considéré par les autorités catholiques comme un village « déchristianisé », dont il reste le curé jusqu'à sa mort en 1640.

  • .../... Le même privilège de juridiction lui permet de faire montre d'un grand dévouement pour les pauvres. En ce siècle tourmenté (guerre de Trente Ans, famine), il prône la solidarité envers les plus démunis ; il crée un système d'entraide proche du Secours catholique qu'il appelle une "petite dévotionnette", équipe de cinq à six laïques qui collectent des vivres et les distribuent, et il met en place une soupe populaire.

  • Pour éviter aux artisans en difficulté d’avoir à emprunter de l’argent aux usuriers, il crée une caisse mutuelle : la bourse Saint-Epvre qui prête sans gage et sans intérêt

  • Il œuvre pour la promotion de la santé ( nourriture saine, salubrité des locaux, pureté de l'eau consommée) et participe activement à la lutte contre la Grande Peste de 1631-32 en édictant des règles et des pratiques qui enrayent la progression du mal.

  • A des religieuses qui lui conseillent alors de quitter sa paroisse pour préserver sa vie, il répond :

  • "Mes bonnes sœurs, si vous saviez ce que c'est d'être curé, c'est-à-dire pasteur des peuples, père, mère, capitaine, garde, guide, sentinelle, médecin, avocat, procureur, intermédiaire, nourricier, exemple, miroir, tout à tous, vous vous garderiez bien de désirer que je m'absente de ma paroisse durant cette saison."

Saint Pierre Fourier (peinture sur cuivre, au Musée lorrain)
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Bienheureuse Alix Le Clerc
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Fête en janvier
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décembre

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