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Paroles du curé
Homélie du cinquième dimanche de Carême © ND de la Bidassoa

| LAVIGNE

Homélie du cinquième dimanche de Carême

5ème DIMANCHE DE CARÊME        A

 

          A toutes les époques de l’histoire de l’humanité, l’être humain a été confronté à la question de la mort.

 

          Et avant même de construire des tombeaux, les premiers hommes déposaient dans la terre leurs défunts souvent dans la position du fœtus ; comme pour signifier que la vie allait resurgir telle une nouvelle naissance.

 

          Plus récemment -mais tout de même 600 ans avant Jésus-Christ- le peuple d’Israël fut confronté à la question de sa mort comme peuple. Il connut la grande épreuve de la déportation, de l’exil à Babylone. Jérusalem fut brûlé : tout portait à croire que le peuple juif allait être rayé de la carte.

 

          Et cette population en exil interroge alors son prophète.

 

          Le prophète répond de la part de Dieu : « Ainsi parle le Seigneur : je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël ».

 

          Donc retenons : par le prophète, Dieu promet la vie à tout un peuple.

 

          Au temps de Jésus, Lazare était au tombeau depuis déjà 4 jours ; ses sœurs Marthe et Marie sont confrontées à la question de la mort. Ici ce n’est pas la mort d’un peuple mais la mort d’une personne ; de plus, d’un grand ami de Jésus.

Curieusement Jésus, pourtant informé deux jours avant de la gravité de la maladie de Lazare, ne bouge pas. C’est plus tard, quand il est mort que Jésus vient au village de Béthanie.

Comme pour dire que la mort est inévitable ; on ne peut pas y échapper tôt au tard. C’est le terme logique de la vie.

Marthe ne le comprend pas, ne l’admet pas : “Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort”.

 

Alors Jésus montre qu’il n’est pas venu supprimer la mort mais nous sauver de cette mort par sa résurrection.

“Celui qui croit en moi même s’il meurt vivra. Et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas à jamais” : voilà la vraie traduction du texte grec non pas “il ne mourra jamais” mais “il ne mourra pas à jamais”.

Cela souligne que l’homme doit mourir mais que, en Jésus, il n’est pas abandonné à la mort à tout jamais, pour toujours.

 

Ce discours de Jésus s’accompagne alors d’un signe, d’un geste fort : il redonne vie au corps de Lazare. Il est très beau de voir Jésus pleurer d’abord devant le tombeau de son ami ; puis de le voir prier son Père ; et enfin de l’entendre dire : « Enlevez la pierre » ; « Lazare, viens dehors » ; « Déliez-le et laissez-le aller ».

 

          Ses larmes et sa prière annoncent déjà les larmes qu’il versera et sa prière angoissée au jardin des Oliviers.

Nous lirons tout cela dimanche prochain, jour des Rameaux et de la Passion.

          Finalement, c’est en quelque sorte en rendant la vie à Lazare que Jésus semble avoir signé son arrêt de mort.

Les autorités de l’époque trouvèrent en effet que cet acte lui faisait trop de publicité.

 

          Bref Jésus est maître de la vie et de la mort.

Donc retenons ceci :

Par le signe de Lazare ré animé, Jésus annonce ce qu’il vivra lui-même et qu’il fera vivre à l’humanité pour toujours.

 

          Justement cette humanité, notre monde, est souvent comme enfermée dans les tombeaux. Ce 5ème dimanche de Carême, chaque année réservée au CCFD, nous le rappelle bien ; également il sollicite notre générosité. Ce sera votre geste fraternel et solidaire à la quête.

          Ainsi que représente les “tombeaux” aujourd’hui ?

peut-être un monde égoïste, livré à lui-même où seuls les plus forts triomphent, un monde de mort et de misère qui pousse chacun à l’individualisme.

Or Dieu nous donne et  nous redonne toujours la direction de la vie et le devoir de la responsabilité. Pour faire sauter les dalles des tombeaux que sont l’inégalité, les conflits, l’individualisme, nous avons sa force de ressuscité depuis notre baptême ; alors par nous peut gagner la vie : nous sommes invités en tant que chrétiens à nous engager pour un monde d’équité, de paix, de fraternité ; à nous informer aussi sur ce qui construit et ce qui détruit l’homme. Notre monde globalisé doit prendre en compte le cri des plus pauvres.

 

          Cela passe aussi par des choix de consommation qui respectent les producteurs des pays pauvres du Sud : il existe le commerce équitable ; et il y aussi une manière de lire son journal en cherchant à mieux comprendre les mécanismes économiques.

 

          Mes amis, le Christ nous montre toujours les tombeaux et les nouveaux Lazare à relever ; disciples du ressuscité nous devons faire gagner la vie sur toutes les formes et toutes les forces de mal et de mort.

 

          Comme le disait le Concile : “Tout sur terre doit être ordonné à l’homme comme à son centre et à son sommet” (GS n° 12).

 

                                                                     AMEN.        

 5ème DIMANCHE DE CARÊME        A

 

          A toutes les époques de l’histoire de l’humanité, l’être humain a été confronté à la question de la mort.

 

          Et avant même de construire des tombeaux, les premiers hommes déposaient dans la terre leurs défunts souvent dans la position du fœtus ; comme pour signifier que la vie allait resurgir telle une nouvelle naissance.

 

          Plus récemment -mais tout de même 600 ans avant Jésus-Christ- le peuple d’Israël fut confronté à la question de sa mort comme peuple. Il connut la grande épreuve de la déportation, de l’exil à Babylone. Jérusalem fut brûlé : tout portait à croire que le peuple juif allait être rayé de la carte.

 

          Et cette population en exil interroge alors son prophète.

 

          Le prophète répond de la part de Dieu : « Ainsi parle le Seigneur : je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël ».

 

          Donc retenons : par le prophète, Dieu promet la vie à tout un peuple.

 

          Au temps de Jésus, Lazare était au tombeau depuis déjà 4 jours ; ses sœurs Marthe et Marie sont confrontées à la question de la mort. Ici ce n’est pas la mort d’un peuple mais la mort d’une personne ; de plus, d’un grand ami de Jésus.

Curieusement Jésus, pourtant informé deux jours avant de la gravité de la maladie de Lazare, ne bouge pas. C’est plus tard, quand il est mort que Jésus vient au village de Béthanie.

Comme pour dire que la mort est inévitable ; on ne peut pas y échapper tôt au tard. C’est le terme logique de la vie.

Marthe ne le comprend pas, ne l’admet pas : “Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort”.

 

Alors Jésus montre qu’il n’est pas venu supprimer la mort mais nous sauver de cette mort par sa résurrection.

“Celui qui croit en moi même s’il meurt vivra. Et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas à jamais” : voilà la vraie traduction du texte grec non pas “il ne mourra jamais” mais “il ne mourra pas à jamais”.

Cela souligne que l’homme doit mourir mais que, en Jésus, il n’est pas abandonné à la mort à tout jamais, pour toujours.

 

Ce discours de Jésus s’accompagne alors d’un signe, d’un geste fort : il redonne vie au corps de Lazare. Il est très beau de voir Jésus pleurer d’abord devant le tombeau de son ami ; puis de le voir prier son Père ; et enfin de l’entendre dire : « Enlevez la pierre » ; « Lazare, viens dehors » ; « Déliez-le et laissez-le aller ».

 

          Ses larmes et sa prière annoncent déjà les larmes qu’il versera et sa prière angoissée au jardin des Oliviers.

Nous lirons tout cela dimanche prochain, jour des Rameaux et de la Passion.

          Finalement, c’est en quelque sorte en rendant la vie à Lazare que Jésus semble avoir signé son arrêt de mort.

Les autorités de l’époque trouvèrent en effet que cet acte lui faisait trop de publicité.

 

          Bref Jésus est maître de la vie et de la mort.

Donc retenons ceci :

Par le signe de Lazare ré animé, Jésus annonce ce qu’il vivra lui-même et qu’il fera vivre à l’humanité pour toujours.

 

          Justement cette humanité, notre monde, est souvent comme enfermée dans les tombeaux. Ce 5ème dimanche de Carême, chaque année réservée au CCFD, nous le rappelle bien ; également il sollicite notre générosité. Ce sera votre geste fraternel et solidaire à la quête.

          Ainsi que représente les “tombeaux” aujourd’hui ?

peut-être un monde égoïste, livré à lui-même où seuls les plus forts triomphent, un monde de mort et de misère qui pousse chacun à l’individualisme.

Or Dieu nous donne et  nous redonne toujours la direction de la vie et le devoir de la responsabilité. Pour faire sauter les dalles des tombeaux que sont l’inégalité, les conflits, l’individualisme, nous avons sa force de ressuscité depuis notre baptême ; alors par nous peut gagner la vie : nous sommes invités en tant que chrétiens à nous engager pour un monde d’équité, de paix, de fraternité ; à nous informer aussi sur ce qui construit et ce qui détruit l’homme. Notre monde globalisé doit prendre en compte le cri des plus pauvres.

 

          Cela passe aussi par des choix de consommation qui respectent les producteurs des pays pauvres du Sud : il existe le commerce équitable ; et il y aussi une manière de lire son journal en cherchant à mieux comprendre les mécanismes économiques.

 

          Mes amis, le Christ nous montre toujours les tombeaux et les nouveaux Lazare à relever ; disciples du ressuscité nous devons faire gagner la vie sur toutes les formes et toutes les forces de mal et de mort.

 

          Comme le disait le Concile : “Tout sur terre doit être ordonné à l’homme comme à son centre et à son sommet” (GS n° 12).

 

                                                                     AMEN.        

 5ème DIMANCHE DE CARÊME        A

 

          A toutes les époques de l’histoire de l’humanité, l’être humain a été confronté à la question de la mort.

 

          Et avant même de construire des tombeaux, les premiers hommes déposaient dans la terre leurs défunts souvent dans la position du fœtus ; comme pour signifier que la vie allait resurgir telle une nouvelle naissance.

 

          Plus récemment -mais tout de même 600 ans avant Jésus-Christ- le peuple d’Israël fut confronté à la question de sa mort comme peuple. Il connut la grande épreuve de la déportation, de l’exil à Babylone. Jérusalem fut brûlé : tout portait à croire que le peuple juif allait être rayé de la carte.

 

          Et cette population en exil interroge alors son prophète.

 

          Le prophète répond de la part de Dieu : « Ainsi parle le Seigneur : je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël ».

 

          Donc retenons : par le prophète, Dieu promet la vie à tout un peuple.

 

          Au temps de Jésus, Lazare était au tombeau depuis déjà 4 jours ; ses sœurs Marthe et Marie sont confrontées à la question de la mort. Ici ce n’est pas la mort d’un peuple mais la mort d’une personne ; de plus, d’un grand ami de Jésus.

Curieusement Jésus, pourtant informé deux jours avant de la gravité de la maladie de Lazare, ne bouge pas. C’est plus tard, quand il est mort que Jésus vient au village de Béthanie.

Comme pour dire que la mort est inévitable ; on ne peut pas y échapper tôt au tard. C’est le terme logique de la vie.

Marthe ne le comprend pas, ne l’admet pas : “Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort”.

 

Alors Jésus montre qu’il n’est pas venu supprimer la mort mais nous sauver de cette mort par sa résurrection.

“Celui qui croit en moi même s’il meurt vivra. Et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas à jamais” : voilà la vraie traduction du texte grec non pas “il ne mourra jamais” mais “il ne mourra pas à jamais”.

Cela souligne que l’homme doit mourir mais que, en Jésus, il n’est pas abandonné à la mort à tout jamais, pour toujours.

 

Ce discours de Jésus s’accompagne alors d’un signe, d’un geste fort : il redonne vie au corps de Lazare. Il est très beau de voir Jésus pleurer d’abord devant le tombeau de son ami ; puis de le voir prier son Père ; et enfin de l’entendre dire : « Enlevez la pierre » ; « Lazare, viens dehors » ; « Déliez-le et laissez-le aller ».

 

          Ses larmes et sa prière annoncent déjà les larmes qu’il versera et sa prière angoissée au jardin des Oliviers.

Nous lirons tout cela dimanche prochain, jour des Rameaux et de la Passion.

          Finalement, c’est en quelque sorte en rendant la vie à Lazare que Jésus semble avoir signé son arrêt de mort.

Les autorités de l’époque trouvèrent en effet que cet acte lui faisait trop de publicité.

 

          Bref Jésus est maître de la vie et de la mort.

Donc retenons ceci :

Par le signe de Lazare ré animé, Jésus annonce ce qu’il vivra lui-même et qu’il fera vivre à l’humanité pour toujours.

 

          Justement cette humanité, notre monde, est souvent comme enfermée dans les tombeaux. Ce 5ème dimanche de Carême, chaque année réservée au CCFD, nous le rappelle bien ; également il sollicite notre générosité. Ce sera votre geste fraternel et solidaire à la quête.

          Ainsi que représente les “tombeaux” aujourd’hui ?

peut-être un monde égoïste, livré à lui-même où seuls les plus forts triomphent, un monde de mort et de misère qui pousse chacun à l’individualisme.

Or Dieu nous donne et  nous redonne toujours la direction de la vie et le devoir de la responsabilité. Pour faire sauter les dalles des tombeaux que sont l’inégalité, les conflits, l’individualisme, nous avons sa force de ressuscité depuis notre baptême ; alors par nous peut gagner la vie : nous sommes invités en tant que chrétiens à nous engager pour un monde d’équité, de paix, de fraternité ; à nous informer aussi sur ce qui construit et ce qui détruit l’homme. Notre monde globalisé doit prendre en compte le cri des plus pauvres.

 

          Cela passe aussi par des choix de consommation qui respectent les producteurs des pays pauvres du Sud : il existe le commerce équitable ; et il y aussi une manière de lire son journal en cherchant à mieux comprendre les mécanismes économiques.

 

          Mes amis, le Christ nous montre toujours les tombeaux et les nouveaux Lazare à relever ; disciples du ressuscité nous devons faire gagner la vie sur toutes les formes et toutes les forces de mal et de mort.

 

          Comme le disait le Concile : “Tout sur terre doit être ordonné à l’homme comme à son centre et à son sommet” (GS n° 12).

 

                                                                     AMEN.        

 

Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : "Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé..."
© ND de la Bidassoa

mai

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