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Dans la Ville
L'avenir de la Villa Marie pendant 40 ans... C'est parti ! © Jean-Paul GRANDAY

| LAVIGNE

L'avenir de la Villa Marie pendant 40 ans... C'est parti !

… un complément intéressant

 

Le quotidien Sud Ouest a publié deux très beaux articles

au sujet de l’inauguration de la Villa Marie le 5 juin,

signés de Fabien JANS pour le premier

et de Edith ANSELME pour le second.

Nous les en remercions bien vivement.

 

 

Voici une lettre qui mérite d’être connue :

Le président d’Habitat et Humanisme, le père Bernard DEVERT,

écrit à notre évêque.

Il en a envoyé une copie à notre curé.

 

 

Caluire, le 6 juin 2019

 

Monseigneur, cher Père,

 

Hier, s’est tenue l’inauguration de la maison Villa Marie à Hendaye, propriété de votre diocèse.

 

Comme le rappela le père Jean-Marc LAVIGNE, cette opération nous vous la devons, pour ne points oublier que vous avez pris l’initiative de vous rapprocher d’Habitat et Humanisme pour sa réhabilitation dans le cadre d’une emphytéose.

 

11 foyers ont ainsi trouvé un logement de qualité leur offrant, avec l’insertions proposée, une réelle chance de sortir de la pauvreté et même de la misère.

 

Un homme qui a connu la rue témoigna de la dignité qu’il avait retrouvée à partir de cet habitat. Il n’était plus l’exclu, le rejeté, mais un frère.

 

La joie qui était la sienne fut pour moi un éclat d’Evangile ; il m’est agréable de vous la partager.

 

En associant les membres d’Habitat et Humanisme Pyrénées-Adour et de la Fédération, je vous prie d’accepter, Monseigneur, cher Père, l’assurance de mes sentiments respectueux et fidèlement reconnaissants.

 

Vôtre bien dévoué,

 

Bernard Devert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA VILLA MARIE D’HENDAYE

Pour ne pas en oublier la genèse, l’histoire diversifiée et son épilogue,

voici un extrait instructif que nous rappelaient

nos journalistes :

 

« Histoire de cette vieille demeure, qui reflète celle d’Hendaye : la Villa Marie a été construite en 1890 par une famille d’Irun qui l’a ensuite revendue à un Monsieur Guillot qui l’a à son tour cédée à une association toulousaine de colonies de vacances. Pendant la guerre de 14/18, la demeure sert d’hôpital militaire et pendant la guerre civile espagnole, elle est occupée par une communauté religieuse. Sous l’occupation, l’armée allemande y installe la Kommandantur. Enfin, en 1954, l’abbé Lahet-Juzan, curé de la paroisse, rachète la Villa Marie pour en faire le siège du patronage. Le club de foot Les Eglantins y restera jusqu’à la fermeture administrative de la Villa Marie le 6 décembre 2014, les lieux étant devenus dangereux et insalubres. L'association paroissiale l’Union, propriétaire, dans l’incapacité financière de rénover cette grande bâtisse, doit se résigner à s’en séparer. Le souhait était que la Villa Marie reste non seulement un lieu d’accueil pour les Hendayais mais aussi un bien de l’église. Une transaction providentielle apporte la solution. L’association paroissiale l’Union fait apport de la demeure au diocèse, sans aucune contre-partie financière, mais avec des réserves : Le bric-à-brac continuera ses activités, la kermesse se déroulera toujours le premier dimanche d’août dans la cour et les Eglantins pourront encore installer leur stand pour Hiri Besta. « On aurait pu vendre à un promoteur ou à la mairie au prix des domaines, mais nous avons préféré cette solution » commente Jean-Marc Lavigne.

 

La Villa Marie, propriété du diocèse

L’association diocésaine, désormais propriétaire, a alors consenti à Habitat et Humanisme un bail emphytéotique de 40 ans afin de la transformer en résidence intergénérationnelle. Le mouvement Habitat et Humanisme lutte depuis plus de 30 ans contre le mal-logement et son fondateur le père Bernard Devert, présent à l’inauguration s’est lui aussi réjouit de l’aboutissement de ce projet généreux. »

 

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